Sahel, vue de drone © J. Bourgoin, Cirad

Priorités géostratégiques

Le Cirad est à la fois un établissement scientifique et un instrument de l’aide publique française au développement. L’Afrique et l’axe Europe-Méditerranée-Afrique constituent ses lieux d’action privilégiés, complétés par l’ensemble de la zone intertropicale, dont les Outre-mer français.

Nos recherches sont orientées par des priorités scientifiques, géographiques et partenariales. Dans ce cadre, l’Afrique et l’axe Europe-Méditerranée-Afrique sont nos priorités géostratégiques majeures. Le Cirad s’y positionne comme l’instrument principal de l’aide publique française au développement par la recherche et l’innovation, dans les domaines de la production agricole, du développement rural, de la protection environnementale et sanitaire.
Une attention particulière est accordée aux pays de la zone sahélienne (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad), en appui aux initiatives de l’Alliance pour le Sahel et dans la continuité de la déclaration de Ouagadougou, adoptée par le Cirad et divers partenaires en septembre 2018.
L’action du Cirad en Afrique est structurée autour de six directions régionales, cinq étant implantées en Afrique et une couvrant le bassin méditerranéen.
La priorité de cette zone géographique s’exprime également dans le nombre de nos expatriés,  missions et projets dans cette zone (60 % de nos expatriés et 43 % de nos projets sont basés en Afrique).

Priorité à l'Afrique

  • 60 % du personnel en expatriation est basé en Afrique
  • 43 % des projets du Cirad sont basés en Afrique

Des partenariats dans la zone intertropicale

Le Cirad a un mandat de contribution au développement durable plus global, qui justifie son implication dans les autres régions intertropicales : Amérique centrale et latine, zone Caraïbe, zone de l’océan Indien, Asie du Sud-Est.
Notre présence dans plus de 50 pays nous permet d’appréhender les transitions et défis de cette zone intertropicale et leurs connections avec des enjeux mondiaux : changement climatique, urbanisation, transformation des systèmes alimentaires, crise sanitaire, mondialisation des systèmes agricoles et des échanges.
Pour répondre à des enjeux locaux mais aussi régionaux et mondiaux, l’action du Cirad dans certains pays tropicaux émergents recouvre différents volets, comme la lutte contre la déforestation en Amazonie, des études dans des pays hôtes de hot-spots (points sensibles) de biodiversité . Dans certains de ces pays, il mutualise ses ressources et connaissances produites avec d’autres partenaires français, tels qu’INRAE.
Notre activité est structurée autour de deux directions régionales en Asie du Sud-Est (Asie du Sud-Est continentale et Asie du Sud-est insulaire) et deux en Amérique latine (Brésil et pays du cône Sud et Amérique latine).

Une présence historique dans les Outre-mer français

Les Outre-mer français tiennent une place importante au sein du Cirad, tant par le nombre de salariés qui y sont basés (environ 350), par celui des projets qu'il y conduit (16 %), que par la couverture géographique de ses partenariats et la présence d’infrastructures innovantes.
Notre première mission en Outre-mer est scientifique. Il s’agit de  produire des résultats génériques à partir de problématiques spécifiques à ces territoires. La bioéconomie circulaire en contexte insulaire, avec le recyclage des matières organiques agricoles à la Réunion, en est un exemple.
Notre deuxième mission consiste à apporter un appui scientifique et technique aux filières agricoles locales, à leur diversification et leur durabilité, grâce à la transition agroécologique. Nos activités en appui aux filières banane et canne à sucre en témoignent.
Enfin, nous coopérons dans les domaines de la recherche et la formation avec les pays environnants (dans les Caraïbes et l’océan Indien), notamment via les réseaux de surveillance en santé animale que nous avons cofondés (CaribVet, OneHealth OI).
Le Cirad développe ainsi des partenariats étroits avec les établissements de recherche, en particulier universitaires, les décideurs publics (États et collectivités territoriales), les filières professionnelles (comme par exemple l’Union des groupements de producteurs de banane de Guadeloupe et Martinique - UGPBAN, ou le Centre de recherche sur la canne à sucre - eRcane) et les représentants du monde agricole (chambres d’agriculture, organisations de producteurs, instituts techniques et entreprises).
Notre action dans les outre-mer est structurée autour de deux directions régionales : Antilles-Guyane-zone Caraïbe et Réunion-Mayotte-océan Indien.