Responsabilité sociétale

Convaincu que les dimensions sociales et environnementales du développement transcendent l’économie, le Cirad place le développement durable au cœur de son mandat. Il s’applique à être exemplaire dans ses pratiques et leurs impacts. Des déplacements professionnels responsables aux marchés publics favorisant l’économie circulaire en passant par la qualité de vie au travail et la restauration collective durable, de nombreux enjeux de responsabilité sociétale constituent autant de leviers d’action pour l’établissement.
Une politique inscrite dans les textes internationaux

Le Cirad inscrit son engagement en responsabilité sociétale dans les principes relatifs au respect des droits humains, aux normes internationales du travail, à l’environnement et à la lutte contre la corruption. Son mandat et ses pratiques sont guidés par les 17 objectifs de développement durable, l’Accord de Paris sur le climat, l’Agenda 2030 de la France ou encore le Pacte mondial, une initiative des Nations unies lancée en 2000 visant à inciter les entreprises du monde entier à adopter une attitude socialement responsable.
 

Une organisation inclusive, favorisant la qualité de vie au travail

Égalité professionnelle femmes-hommes : sur la bonne voie

Le Cirad s’est doté d’un plan d’action ambitieux pour l’égalité professionnelle décliné en trois volets : intégrer l’égalité professionnelle dans la gouvernance et le fonctionnement interne de l’institution, intégrer la dimension genre dans la stratégie scientifique et partenariale, promouvoir l’action du Cirad sur les questions d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

Cette stratégie est définie dans le cadre d’un projet européen Horizon 2020 « Gender-SMART » coordonné par le Cirad et réunissant huit partenaires. Elle s’inscrit également dans la lignée du second accord d’entreprise (2017-2020) relatif à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et à l’articulation vie privée-vie professionnelle. Tous ces outils font l’objet d’un suivi détaillé et régulier.

Index égalité femmes – hommes : le Cirad a obtenu la note de 88/100 (1er mars 2021)

Des moyens pour l'emploi des personnes en situation de handicap

Le Cirad mène une politique volontariste d'insertion et de maintien dans l'emploi des personnes en situation de handicap. En 2009, la direction générale a signé un accord avec les partenaires sociaux. Ce dernier est révisé tous les trois ans. Il comporte cinq volets :

  • accueillir des personnes en situation de handicap
  • accompagner les salariés face à une situation de handicap
  • recourir aux compétences du secteur protégé
  • rendre les locaux accessibles
  • sensibiliser pour une évolution durable des mentalités

Le référent handicap et ses correspondants dans les directions régionales de l’outre-mer pilotent ces actions en s’appuyant sur un réseau pluridisciplinaire interne (management, RH, psychologue du travail, assistante sociale, référent santé, instances représentatives du personnel) et externe (médecin du travail, Cap Emploi, Association de gestion des fonds et l'insertion des personnes handicapées [Agefiph]). Le Cirad remplit ses obligations légales, en dépassant, depuis 2014, 6 % de sa masse salariale de travailleurs en situation de handicap. Enfin, l’établissement adhère depuis 2018 au réseau « Référents Handicap Occitanie » et il est partenaire du Forum de l'emploi régional Handijob. 

Les sept thématiques du chantier « qualité de vie au travail »

Membre du réseau « Qualité de vie au travail inter Épic-EPST », le Cirad a défini sept thématiques prioritaires à partir de son enquête sur la qualité de vie au travail :

  • le ré-accueil
  • le réseau d’aide
  • les sensibilisations aux risques psychosociaux
  • les programmes d’aide aux personnes
  • les lettres de mission (documents décrivant les missions de chacune et chacun)
  • les temps d’expression sur les conditions de travail
  • la professionnalisation du management

Un baromètre social est mis en place et sera reconduit à intervalles planifiés afin d’adapter le dispositif.

Une démarche environnementale qui monte en puissance

Une gestion durable des consommations en énergie et en eau

Des baisses de consommation de plus de 10 % en électricité et 20 % en thermie ont été obtenues depuis 2012. Des investissements ont permis de rénover des réseaux de chaleur, remplacer les équipements et installations énergétiques existants par des dispositifs plus performants et déployer un outil de pilotage horaire pour mettre en adéquation la fourniture d’énergie avec les besoins réels de consommation.

Par ailleurs, sur son campus de Lavalette à Montpellier, le Cirad exploite des cuves d’eau de pluie pour l’arrosage et le refroidissement des serres expérimentales. L’établissement a réduit drastiquement l’arrosage des espaces verts, en intégrant des techniques de paillage et en privilégiant des espèces végétales adaptées au climat local.

Un suivi régulier de l’empreinte carbone

En 2018, l’établissement a réalisé son 5e bilan GES portant sur l’ensemble des sites dont il est propriétaire.  Entre 2012 et 2018, les émissions de gaz à effet de serre du poste énergie ont baissé de 12 %. Des travaux sont lancés afin de réduire l’empreinte carbone relative aux déplacements professionnels - directement liée à nos terrains d’action situés dans les pays tropicaux et méditerranéens –  via, notamment, l’élaboration d’une charte des déplacements en avion.

Une gestion responsable des déchets et des matières dangereuses

Le Cirad opère une gestion centralisée de ses déchets d’activité à Montpellier pour mieux les valoriser et encadrer les risques de pollution. Cette organisation privilégie des filières de proximité et s’appuie sur la traçabilité des processus de tri, de stockage et de transport. À Montpellier, la production de déchets est de 110 kg par salarié en 2019, soit une baisse de 19 kg par salarié depuis 2012.

Fini les pesticides

Le Cirad poursuit des recherches sur les pratiques agroécologiques visant à fournir des solutions alternatives durables aux pesticides chimiques. En cohérence avec son cœur de métier, les collections de végétaux des serres expérimentales sont majoritairement protégées grâce aux insectes auxiliaires et méthodes de lutte biologique. Le Cirad a aussi exclu les pesticides des pratiques d’entretien de ses sites (Montpellier, Guadeloupe, Martinique et Guyane).  Cette démarche a permis aux sites montpelliérains d’être labellisés « Refuge Ligue de protection des oiseaux ».

Restauration collective durable et achats responsables 

À Montpellier, le Cirad propose une restauration collective durable, qui passe par une cuisine faite maison, avec des produits certifiés et à haute valeur nutritionnelle, respectant la saisonnalité, les circuits courts et intégrant des alternatives végétales. Des mesures ont été prises pour réduire le gaspillage alimentaire et valoriser les bio déchets. La part moyenne de bio déchets par repas a diminué de 43 % en trois ans.

Le Cirad insère des clauses sociales et environnementales visant à encourager l’innovation et l’accès aux PME dans ses appels d’offres. En 2019, l’organisation dépasse la plupart des préconisations de la Direction des achats de l’État (DAE) : pour les achats avec des dispositions environnementales, le Cirad atteint 27 % (15 % préconisés par la DAE) ; pour les achats avec des dispositions sociales, le Cirad atteint 23 % (20 % préconisés par la DAE) et pour les achats auprès des PME, le Cirad atteint 84 % (25 % préconisés par la DAE).

Une collaboration étroite avec les pairs en matière de RSO

Les personnels du Cirad sont cofondateurs et adhérents actifs de l’association QuaRES (association pour la qualité en recherche et enseignement supérieur). QuaRES met en réseau plus de 3 000 acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche, organise des séminaires et formations, édite des ouvrages, participe à des projets européens au Sud et développe un partenariat avec le Collectif pour l'intégration de la responsabilité sociétale et du développement durable dans l'enseignement supérieur (Cirses).

Enfin, le Cirad est impliqué aux côtés de la Conférence des grandes écoles, de la Conférence des présidents d’Universités et du Cirses, dans la révision du « Label développement durable des établissements d’enseignement supérieur », qui vise notamment à l'ouvrir aux organismes de recherche.