Marie Ange Ngo Bieng, écologue forestière au Cirad intervient au Global Landscapes Forum, Bonn, 2019 © Pilar Valbuena/GLF

Appui à la diplomatie scientifique

Acteur majeur de la diplomatie scientifique française, le Cirad contribue, par son expertise et ses recherches à travers le monde, à répondre au contexte actuel de polycrises. Il concourt ainsi à la coopération scientifique multilatérale et à la politique de développement international françaises.

Les défis complexes auxquels le monde est aujourd’hui confronté appellent une réponse coordonnée et intégrée de la science, à l’échelle planétaire. La France joue un rôle stratégique au sein de la mobilisation internationale via la diplomatie scientifique. Le Cirad - établissement public de recherche placé sous la double tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace et du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères - contribue à la diplomatie scientifique française en mobilisant son expertise technique et ses connaissances scientifiques pour éclairer les décisions publiques. 

Enrichir l’expertise scientifique mondiale

Le Cirad, tout en restant enraciné dans des territoires et des problématiques concrètes et contextualisées, s’appuie sur la diversité de ses partenariats scientifiques pour développer des approches comparatives, produire des connaissances génériques et des innovations. Les différents travaux de l’établissement sont structurés autour de six thématiques de  six thématiques de recherche prioritaires :

Deux défis globaux

  • Biodiversité
  • Changement climatique

Trois leviers d’action

Ces thématiques de recherche constituent un cadre propice à l’élaboration de solutions qui intègrent efficacement les enjeux agricoles, environnementaux et sanitaires.

  • Transitions agroécologiques
  • Systèmes alimentaires
  • Une seule santé

Une échelle de mise en œuvre pour l’impact

  • Territoires et action collective

Cette mission s’inscrit pleinement dans le cadre des Objectifs de développement durable (ODD). 

Le Cirad fournit par ailleurs une expertise aux autorités françaises dans les négociations internationales, via les organisations multilatérales (G7, Conférence des parties de l'ONU sur les changements climatiques, la biodiversité et la lutte contre la désertification, symposium de la FAO, etc.).

Le Cirad s’engage également de manière constante, avec ses partenaires, dans de grandes coalitions mondiales, impliquant au moins trois continents et fédérant une grande diversité de parties prenantes. 

Enfin, certains de nos scientifiques siègent dans des instances à l’interface science-décision, ou sont mis à disposition au sein d’organismes internationaux tels que la FAO à Rome.

Contribuer à la politique de la France et de l’Union européenne

La politique de développement international de la France s’inscrit dans le cadre fixé par la communauté internationale, et en particulier le Programme de développement durable à l’horizon 2030, l’Accord de Paris sur le climat et le programme d’action d’Addis-Abeba sur le financement du développement. Elle s’intègre également dans le Nouveau consensus européen pour le développement, adopté en 2017.

Au niveau français, le Cirad collabore étroitement avec l’Agence française de développement (AFD). Via un accord-cadre pluriannuel, renouvelé en 2024, l’AFD finance nombre de nos projets de recherche-développement. Les priorités stratégiques de l’établissement sont également en cohérence avec celles définies par l’État.

Le Cirad concourt également à la politique de développement international de l’Union européenne, et notamment au dialogue Europe-Afrique. Il participe  aux initiatives et instruments européens, tels les programmes Horizon Europe et Development Smart Innovation through Research in Agriculture (DesiRA).

Former les jeunes scientifiques des pays tropicaux et méditerranéens

Dans une logique de coconstruction des savoirs et d’apprentissage mutuel, le Cirad contribue à renforcer les capacités des sociétés des pays tropicaux et méditerranéens, pour qu’elles puissent s’approprier les connaissances nécessaires à un développement durable. 

Cet engagement se traduit par :

  • des échanges scientifiques (accueil et encadrement dans nos infrastructures, dispense d’enseignements chez nos partenaires des pays tropicaux et méditerranéens, coanimation scientifique, organisation de séminaires, etc.) ;
  • le coencadrement de thèses de recherche - plus de 200 doctorantes et doctorants originaires de pays tropicaux et méditerranéens sont chaque année accueillis dans nos équipes et sur nos terrains de recherche ;
  • la coconstruction de formations diplômantes, avec des universités partenaires des pays tropicaux et méditerranéens, incluant la mise en œuvre d’une vingtaine de masters et la création de ressources pédagogiques innovantes (MOOC, enseignement à distance, etc.).