Restauration des forêts et valorisation de la vie en Amazonie

22/12/2025
Un manifeste pour la restauration de la forêt et la valorisation de la vie en Amazonie, écrit par le groupe Refloramaz, a été présenté à la COP 30 qui s’est déroulée à Belém en novembre 2025. Ce manifeste a pour objectif de revendiquer une série de mesures nécessaires pour garantir la réparation des territoires et des forêts dégradés, la souveraineté alimentaire, le bien-vivre et la justice climatique en Amazonie.
« Mutirão » du groupe Refloramaz à l’Université Fédérale du Pará, Belém, durant la COP 30 ©  Guilherme Firmino
« Mutirão » du groupe Refloramaz à l’Université Fédérale du Pará, Belém, durant la COP 30 © Guilherme Firmino

« Mutirão » du groupe Refloramaz à l’Université Fédérale du Pará, Belém, durant la COP 30 ©  Guilherme Firmino

Restauration de la forêt amazonienne : un manifeste pour une transition juste et responsable

En Amazonie, l'impact du changement climatique, exacerbé par un modèle économique prédateur, l'expansion de l'agro-industrie et l'exploitation minière détruisent la biodiversité et menacent les populations qui y habitent. C’est le constat que fait le groupe recherche-action Refloramaz, composé de chercheurs et d’étudiants de plusieurs institutions (Université Fédérale du Pará, Université Fédérale Rurale d’Amazonie, Cirad), d’agriculteurs familiaux, de populations autochtones, des communautés quilombolas et qui a pour objectif de contribuer à une restauration environnementale socialement juste, fondée sur les pratiques et les savoirs des agriculteurs amazoniens.

Conscient de l'urgence climatique et des injustices socio-environnementales, le groupe Refloramaz appelle à réparer les territoires et les forêts dégradés, ainsi qu’à résister aux modèles de développement destructeurs. Pour cela, le groupe a élaboré le « Manifeste pour la restauration de la forêt et la valorisation de la vie en Amazonie » comprenant une série de revendication pour garantir une Amazonie libre, sans marchandisation des êtres, des savoirs et des personnes, le maintien de la vie, de la biodiversité et des communautés, qui respectent et impliquent les populations amazoniennes.

 

Illustration de Beatriz Belo @beademilho

Illustration de Beatriz Belo @beademilho

COP 30 à Belém : porter les revendications des peuples amazonien grâce au manifeste

La COP 30 réalisée à Belém, en Amazonie brésilienne, a été une opportunité pour pouvoir diffuser le manifeste et faire connaitre les revendications des peuples de l’Amazonie. Le manifeste a pu être présenté au cours de plusieurs événements tels que « Chemins pour une restauration socio-environnementale juste pour les peuples et communautés traditionnelles » réalisé le samedi 15 novembre à l’Agrizone ou l´événement « Laboratoires forestiers vivants : le rôle décisif des peuples autochtones et des communautés locales » réalisé en zone bleu sur le pavillon France le mardi 18 novembre. Le manifeste a pu être remis à plusieurs ministres brésiliens : Marina Silva, ministre brésilienne de l’Environnement et du climat, Paulo Teixeira, ministre du Développement agraire et Sonia Guajajará, ministre des Peuples autochtones. Le texte a également reçu la signature du célèbre climatologue brésilien Carlos Nobre.

 

Légende : photo 1 : Marina Marina Silva, ministre brésilienne de l’Environnement et du climat et Livia Navegantes, Université Fédérale du Pará (UFPA), photo 2 : Sonia Guajajará, ministre des Peuples autochtones, photo 3 : Paulo Teixeira, ministre du Développement agraire, photo 4 : Emilie Coudel, Cirad, Livia Navegantes, UFPA, Carlos Nobre, Université de São Paulo (USP) et Gabriel Resque, Université Fédérale Rurale d’Amazonie (UFRA)

Légende : photo 1 : Marina Marina Silva, ministre brésilienne de l’Environnement et du climat et Livia Navegantes, Université Fédérale du Pará (UFPA), photo 2 : Sonia Guajajará, ministre des Peuples autochtones, photo 3 : Paulo Teixeira, ministre du Développement agraire, photo 4 : Emilie Coudel, Cirad, Livia Navegantes, UFPA, Carlos Nobre, Université de São Paulo (USP) et Gabriel Resque, Université Fédérale Rurale d’Amazonie (UFRA)

Plus de 400 représentants ont déjà signé le manifeste, venant d’institutions diverses, surtout du Brésil, mais également d’autres pays (Colombie, Pérou, Suriname, Guyane française, France, Belgique, Congo). Tout cela participe à la mise en visibilité de solutions pour une justice climatique, portées par une agriculture paysanne et agroécologique qui concerne des millions de personnes au Brésil comme dans le monde.

Signez le manifeste