Institutional news 22 October 2026
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Le CIRAD et le CATIE renouvellent leur partenariat pour promouvoir des systèmes agricoles plus résilients
Luis Pocasangre, directeur général du CATIE, et Tanguy Lafarge, directeur régional du CIRAD, lors de la signature de l’accord. © CATIE
Cette nouvelle étape de coopération repose sur des principes que partagent les deux institutions : la conservation des forêts, des sols et de l’eau, la réduction de l’usage des pesticides pour produire une alimentation plus saine et la coopération internationale.
Cet accord couvre la recherche, la coopération, la formation et la recherche conjointe de financements. Il est signé pour cinq ans, mais j’aimerais qu’il le soit pour l’éternité, car je sais que c’est un partenariat sincère qui apportera de nombreux bénéfices à nos institutions.
En 1985, l’adaptation au changement climatique et la protection de la biodiversité ne faisaient pas partie de nos défis. Aujourd’hui, le contexte environnemental est devenu notre priorité numéro un.
CATIE et CIRAD : 41 ans de coopération en recherche agricole et en agroforesterie
Le précédent accord datait de 1985, un an après la création du CIRAD, ce qui en fait l’un des premiers signés par l’établissement. Depuis, des chercheurs du CIRAD ont toujours été présents au CATIE, et les deux instituts mènent conjointement des recherches de long terme sur les systèmes agroforestiers à base de café, de cacao et de banane.
Cette coopération a donné lieu à environ 800 publications scientifiques, dont 95 au cours des cinq dernières années. Ce qui a commencé comme une plateforme scientifique entre le CATIE et le CIRAD est aujourd’hui le dP Agroforesta, un dispositif de recherche et de formation en partenariat (dP) qui réunit 11 institutions d’Amérique latine. Cette initiative de coopération scientifique se consacre à la recherche et à la promotion des systèmes agroforestiers, pour répondre aux défis socio-économiques et environnementaux auxquels font face les familles d’agriculteurs de la région.
Former des scientifiques pour le Mexique, l’Amérique centrale et les pays andins
Le partenariat joue un rôle central dans la formation de professionnels pour la région. Dans le cadre du dP Agroforesta, plus de 65 mémoires de master et plusieurs doctorats conjoints ont été réalisés, et de nombreux scientifiques du CATIE ont étudié à Montpellier, en France.
Luis Pocasangre en est un exemple : il s’est formé en biotechnologie pendant son master au CATIE, sous la direction d’un chercheur du CIRAD. « Je me suis formé au CATIE et je me considère comme un produit de l’école du CIRAD », a-t-il déclaré.
Le soutien de la France face au changement climatique
L’ambassadeur de France au Costa Rica, David Izzo, a assisté en tant que témoin d’honneur à la cérémonie de signature.
Il a rappelé les défis croissants que le changement climatique pose à l’agriculture. Cette année, sous l’effet d’El Niño, les pluies ont presque doublé sur la côte caraïbe du Costa Rica, tandis qu’elles ont diminué de moitié dans d’autres régions, avec des effets sur des cultures comme le café, le cacao et la banane.
« Ce que j’apprécie le plus, c’est la philosophie du CATIE et du CIRAD : mettre le fruit de leur travail à la disposition des producteurs et des agriculteurs. C’est pourquoi notre soutien est inconditionnel », a souligné l’ambassadeur.
Au cours de sa visite, David Izzo, a assisté à la cérémonie de remise des diplômes des étudiants de master du CATIE aux côtés du premier vice-président de la République, Francisco Gamboa Soto. Il a également participé à une cérémonie symbolique marquant le tout premier parrainage, par l’ambassade, d’un cacaoyer de variété martiniquaise, dans le cadre d’une nouvelle initiative visant à soutenir le financement de la collection de ressources génétiques de cacao du CATIE, une des plus grandes et des mieux caractérisées au monde. Il s’est également rendu à la ferme caféière Aquiares, où il a découvert les activités du projet ECOFFEE, coordonné par le CIRAD, qui vise à réduire l’usage des pesticides dans la culture du café.