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Mieux détecter la maladie du balai de sorcière pour protéger le cacao en Guyane
Symptômes d'une infection naturelle par Rhizoctonia theobromae sur Theobroma cacao L. observés dans une exploitation mixte cacao-manioc en Guyane française (Maazou et al. 2026). © Abdoul-Raouf Sayadi Maazou, CIRAD
Une menace pour le cacao et la biodiversité
Déjà responsable d’impacts importants sur l’agrobiodiversité locale et les cultures de manioc, le champignon Rhizoctonia (Syn. Ceratobasidium) theobromae représente également une menace potentielle pour le cacaoyer (Theobroma cacao L.) ainsi que pour d’autres espèces proches comme le cupuaçu (T. grandiflorum) ou T. subincanum.
Des premiers résultats alarmants mais des incertitudes
Dans le cadre du projet DECODE, des essais ont été menés en Guyane en plaçant de jeunes cacaoyers à proximité de plants de manioc infectés. Des symptômes de nécrose ont été observés sur certains plants, et la présence du champignon a été confirmée par analyse moléculaire.
Cependant, une question essentielle reste en suspens : les souches présentes sur le manioc peuvent-elles provoquer des épidémies chez les espèces du genre Theobroma ?
Renforcer la surveillance et la recherche
Pour répondre à ces enjeux, le projet DECODE+ prévoit de poursuivre les travaux sur une durée d’un an. Les objectifs sont multiples : surveiller l’apparition de symptômes dans les cacaoyères, évaluer la capacité du champignon à infecter différentes espèces, et comparer la diversité génétique des populations présentes sur manioc et cacao.
Ces travaux permettront notamment de déterminer si le manioc peut constituer une source de contamination pour le cacaoyer.
Un appui à la prévention et à la gestion des cultures
En lien avec les services de l’État, les chercheurs et les acteurs agricoles, cette démarche vise à améliorer les capacités de détection et à orienter les stratégies de prévention. À terme, elle contribuera à protéger durablement les cultures de cacao et les écosystèmes associés en Guyane.
Les projets DECODE et DECODE+ sont financés par la Direction Générale de l’Alimentation, Ministère de l’agriculture et de la Souveraineté Alimentaire (DGAL).