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Le site instrumenté Cacao-For-Flux pour renforcer la recherche sur le cacao agroforestier au Cameroun
Vue aérienne du dispositif de tour à flux "Cacao-For-Flux" et du paysage. © I. Cornut, Cirad
L’inauguration de la tour à flux Cacao-For-Flux a réuni les équipes scientifiques du Cirad et de l’Institut de recherche agricole pour le développement du Cameroun (IRAD), ainsi que les autorités administratives et traditionnelles locales. L’accent a été porté sur l’importance du dialogue avec les communautés, dont l’appui a été essentiel pour l’implantation de la tour.
La tour permettra aux chercheurs d’atteindre les objectifs suivants :
- Evaluer la séquestration de carbone dans les parcelles de cacao agroforestier.
- Comprendre la répartition des flux d’eau et de carbone selon les saisons et le microclimat créé par les arbres d’ombrage.
- Étudier l’impact de la sécheresse sur la productivité et la résilience des cacaoyers.
Une infrastructure clé pour comprendre le cycle du carbone
Cacao-For-Flux s’inscrit dans le cadre du projet ciblé de Soutien aux infrastructures, tours à flux (RIFT) du programme FairCarboN. Ce projet ciblé est co-piloté par l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et le Cirad. Le projet RIFT vise à renforcer les réseaux de tours à flux dans les écosystèmes tropicaux et méditerranéens afin de participer à l’amélioration de la compréhension du cycle du carbone, objectif principal du programme FairCarboN.
Les données produites par ce site serviront à développer des modèles écophysiologiques du cacao agroforestier, capables de simuler les flux d’énergie, d’eau et de carbone et d’éclairer la gestion durable des plantations dans un contexte de changement climatique.
Qu’est-ce qu’une tour à flux ?
Il s'agit d'une infrastructure scientifique qui permet de mesurer les échanges de gaz et d’énergie entre un écosystème (forêt, culture…) et l’atmosphère. Ces échanges sont quantifiés à l’aide de méthode appelée eddy-covariance (turbulence-covariance). Elle repose sur les turbulences se développant à l’interface entre couvert forestier et atmosphère. Ces turbulences dépendent de la vitesse du vent, de la rugosité et de la topographie.