Patrick Jagoret, nouveau Directeur régional du Cirad pour l'Afrique centrale

21/01/2026
Depuis le 1er janvier 2026, Patrick Jagoret est le nouveau Directeur régional du Cirad pour l'Afrique centrale. Cette Direction régionale couvre huit pays : le Cameroun, le Gabon, le Congo, la République démocratique du Congo, la République centrafricaine, la Guinée équatoriale, l’Angola, ainsi que Sao Tomé-et-Principe. Il assure également la représentation de l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (INRAE) et d’Agreenium dans la sous-région. Titulaire d’un doctorat en agronomie, Patrick Jagoret est spécialiste des systèmes de cacaoculture et de caféiculture agroforestiers. Il a intégré le Cirad il y a plus de 40 ans et dispose d’une solide expérience de terrain. Il répond à nos questions.
Patrick Jagoret, Directeur régional Cirad Afrique centrale.  © S. Koutchou, Cirad
Patrick Jagoret, Directeur régional Cirad Afrique centrale. © S. Koutchou, Cirad

Patrick Jagoret, Directeur régional Cirad Afrique centrale.  © S. Koutchou, Cirad

Quel est votre parcours ?

J’ai débuté ma carrière de chercheur au Gabon en 1983, avant de poursuivre mes travaux au Togo, au Vanuatu, en Nouvelle-Calédonie, puis au Cameroun, où j’ai travaillé pendant 12 ans à l’Institut de recherche agricole pour le développement (IRAD), notre partenaire historique.

Depuis 2012, j’ai occupé plusieurs postes à responsabilités : tout d’abord de 2012 à 2020 en tant que Directeur adjoint de l’Unité mixte de recherche System (UMR qui a fusionné avec une autre unité du Cirad pour créer l'UMR Agrosystèmes biodiversifiés « ABSys »). Ensuite, en 2019, j’ai piloté le montage du projet Cocoa4Future, financé par l’Union européenne et l’Agence française de développement (AFD). Projet dont j’ai assuré à partir de 2020 la coordination en étant affecté à Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire

Quelle est votre vision pour la région ?

Ma volonté est simple : poursuivre et consolider l’action engagée par mes prédécesseurs. Il s’agira ainsi de renforcer les partenariats avec les institutions nationales de recherche, les universités et l’ensemble des acteurs du développement, tout en explorant de nouvelles opportunités pour élargir nos actions au service des agricultrices et agriculteurs.

J’accorde une importance particulière aux dynamiques partenariales, à l’accompagnement dans le montage de projets et à l’animation de collectifs associant les chercheurs du Cirad et partenaires divers. Pour moi, la recherche n’a en effet de sens que si elle est co-construite avec les acteurs locaux et orientée vers des impacts concrets.