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Des bioénergies durables pour les petites entreprises agroalimentaires des territoires ruraux d’Afrique de l’Ouest - BIOSTAR
Le projet valorise les sous-produits émanant du karité (tourteaux de pressage, boue de barattage et coques) en tant que combustible, au lieu du bois de feu, non renouvelable, utilisé traditionnellement. © J. Blin, Cirad
Enjeux
En Afrique de l’Ouest, l’accès à l’énergie en zones rurales est souvent fluctuant, cher et insuffisant. Pour sécuriser leur approvisionnement énergétique, les PME de transformation agroalimentaire sont contraintes de s’implanter en banlieues des villes. Conséquence : le transport des matières premières depuis les zones de production agricole engendre un surcoût et s’accompagne de la perte d’une partie des récoltes. La concentration urbaine croît au détriment des zones rurales qui peinent à se développer, avec une activité alors limitée à l’agriculture. Par ailleurs, ces entreprises de transformation agroalimentaire génèrent des résidus organiques qui, mal gérés, entraînent des problèmes en termes de santé et de sécurité publiques et/ou de contamination environnementale. Or, cette biomasse - coques des noix de cajou et d’arachide, noyaux de mangue ou balle de riz - est une source potentielle d’énergie : chaleur, force motrice, électricité.
Descriptif
Le projet BioStar vise à implanter dans les PME agroalimentaires ou à proximité, des unités de production de bioénergies à partir de leurs résidus organiques. 5 filières ont été identifiées - noix de cajou (anacarde), arachide, karité, mangue et riz – au sein desquelles, en collaboration avec les organisations interprofessionnelles locales, des PME en capacité d’innover seront choisies. La qualité d’un approvisionnement durable en résidus constituera un facteur clé. Seize prototypes d’équipements de production de bioénergie seront adaptés à la situation de chaque PME et installés par des équipementiers sahéliens et/ou européens. À la fin du projet, les unités expérimentales seront rétrocédées aux PME. Enfin, une filière de formation sera déployée afin de développer le secteur des bioénergies en Afrique sahélienne, grâce à l’implication des décideurs politiques locaux, nationaux et sous régionaux. Cette démarche vise à la mise en place d’un cadre politique plus favorable à ce développement dans les territoires ruraux.
Principaux résultats
- 15 innovations bioénergie co-conçues avec les acteurs locaux
- 40 équipements bioénergie fabriqués localement et testés en conditions réelles sur les sites de 20 PME pilotes au Sénégal et au Burkina Faso
- Accompagnement à la création de 2 bureaux-conseils spécialisés en bioénergie : WINDA (Sénégal) et PrUNE (Burkina Faso)
- Appui à la création de 2 réseaux d’acteurs du secteur de la bioénergie : l’Association des Fournisseurs en Bioénergie du Burkina Faso (AFBIO BF) et de la Coopérative des Équipementiers en Bioénergie et en Matériel Agro-industriel du Sénégal (CEBMAS)
- 100 ateliers de concertation et de formation organisés
- 40 équipementiers et 70 acteurs agroalimentaires formés
- + de 25 supports de formation académique réalisés à destination des enseignants-chercheurs
- + de 150 documents et supports en libre accès
Partenaires
- 5 instituts de recherche et de formation nationaux d’Afrique de l’ouest (2iE, IRSAT, Université Thomas Sankara, ISRA/Bame, Université Gaston Berger de Saint-Louis-du-Sénégal)
- 3 institutions de recherche européennes (l'Université catholique de Louvain en Belgique, l'Institut d'ingénierie agricole de l'Université de Hohenheim en Allemagne et l'Université Roma III en Italie)
- Une ONG (Nitidae)