Une seule santé au Costa Rica : agroécosystèmes, animaux et communautés rurales

22/05/2026
Au Costa Rica, le CIRAD et ses partenaires, le CATIE, le CENIBiot et l'Université du Costa Rica, développent le projet FEF InterSantés Costa Rica (2025-2027). Pendant deux ans, ils travailleront avec plus de 290 producteurs, familles rurales et acteurs agricoles pour améliorer la santé des agroécosystèmes de manière durable.
One Health Costa Rica evento
One Health Costa Rica evento

Lancement du projet FEF «InterSantés Costa Rica», CATIE, Turrialba, Costa Rica, 28 novembre 2025. © CATIE

L'approche Une seule santé (One Health) reconnaît que la santé humaine, animale et environnementale sont profondément interconnectées. Au Costa Rica, deux situations concrètes l'illustrent : l'utilisation intensive de pesticides, qui contamine l'eau et les sols, et la transformation de forêts en monocultures, qui augmente le risque de zoonoses en réduisant la distance entre la faune sauvage et les communautés humaines.

Lorsque l'utilisation des terres ou les pratiques culturales changent, les équilibres écosystémiques sont perturbés, et avec eux, la santé de toutes leurs composantes. C'est le point de départ du projet Fonds Équipe France (FEF) InterSantés Costa-Rica, financé par l'Ambassade de France au Costa Rica.

Son objectif : évaluer les relations entre les pratiques agricoles et la santé de l'environnement, des plantes, des animaux et des personnes, dans des contextes présentant différents niveaux de biodiversité et d'utilisation de pesticides. En impliquant les communautés rurales et les producteurs dans ce diagnostic, le projet vise à identifier des solutions durables pour améliorer la santé des agroécosystèmes et accompagner les acteurs locaux dans l'adoption de pratiques bénéfiques pour la santé globale sur leurs territoires.

Un réseau de 45 exploitations pour évaluer la santé globale des agroécosystèmes

FEF Una Salud Campo Costa Rica

Protocole maladies et ravageurs : installation de capteurs pour la mesure de variables climatiques, projet FEF InterSantés Costa Rica. © CIRAD

 

Le projet opère dans deux zones stratégiques : la zone Nord-Caraïbes, axée sur la santé environnementale et la production de cacao, café et banane plantain ; et la zone Sud-Corcovado, centrée sur la santé humaine, les zoonoses et la gestion des animaux de basse-cour.

Dans ces zones, trois composantes complémentaires sont mises en œuvre :

  • Sensibiliser un réseau de 45 producteurs de banane, cacao et café et les impliquer dans un diagnostic participatif des effets de leurs systèmes de culture sur la santé globale selon sept dimensions : sol, eau, cultures, faune, exposition aux pesticides, biodiversité, et productivité et revenus.
  • Former des acteurs du monde agricole à de nouvelles méthodes de diagnostic de la santé des sols et des plantes, et co-concevoir avec les producteurs des systèmes de culture plus durables.
  • Dans des communautés rurales du Pacifique Sud liées à l'élevage et à la faune sauvage, intégrer un diagnostic des menaces sanitaires et environnementales, une formation aux pratiques durables et la co-création d'un plan stratégique communautaire.

Au total, l'initiative bénéficiera à plus de 290 personnes : producteurs et leurs familles, membres de communautés rurales, étudiants, techniciens et agents de vulgarisation.

Lancement officiel du projet FEF InterSantés Costa-Rica

Le projet a été officiellement lancé le 28 novembre 2025 au Centre agronomique tropical de recherche et d'enseignement supérieur (CATIE), à Turrialba, en présence de l'ambassadeur de France au Costa Rica, David Izzo, et du directeur régional du CIRAD pour le Mexique, l'Amérique centrale et les pays andins, Tanguy Lafarge, parmi d'autres autorités scientifiques et diplomatiques.

Le projet réunit le CIRAD, le Centre agronomique tropical de recherche et d'enseignement supérieur (CATIE), le Centre national d'innovations biotechnologiques (CENIBiot-CeNAT) et l'Université du Costa Rica, qui travailleront de manière interdisciplinaire et collaborative pendant deux ans (septembre 2025 – novembre 2027) pour démontrer qu'il est possible de produire autrement et que la santé humaine, animale et environnementale ne peuvent pas être abordées séparément.