Renforcer le dispositif de veille sanitaire en Europe - MOOD

Le projet MOOD vise à améliorer la veille sanitaire européenne en développant des outils d’intelligence épidémique innovants et complémentaires par rapport à ceux déjà existant. Une attention particulière est portée aux maladies infectieuses exotiques, émergentes et nouvelles.
MOOD © N. W. Ruktanonchai et al, Science
MOOD © N. W. Ruktanonchai et al, Science
MOOD © N. W. Ruktanonchai et al, Science

Enjeux

Face à l'émergence de nouveaux agents pathogènes et leur propagation au niveau mondial (tel que la pandémie de la covid-19), les agences de santé publique utilisent de plus en plus de systèmes de détection précoce des menaces sanitaires à partir des sources des données variées. Ces systèmes d’intelligence épidémique s’appuient sur deux types d’informations : les sources dites « officielles », déclarées par les services de santé publique et les sources dites « non-officielles », qui relaient les informations trouvées dans les médias, les réseaux sociaux, des articles scientifiques, ou encore les données de laboratoires et des notes électroniques médicales.

Ces dernières années, les systèmes basés sur les sources non-officielles se sont montrés particulièrement efficaces pour détecter l’émergence de nouvelles maladies. Seulement, ils génèrent d’immenses quantités de données à traiter. MOOD ambitionne d’offrir aux systèmes d’intelligence épidémique des outils de détection, collecte, stockage et analyse des données, afin de rendre les veilles sanitaires plus performantes. Au-delà des données sanitaires, d’autres types de données seront également incorporées, tels que le climat, la mobilité animale et humaine, l’urbanisation ou encore la déforestation, pour mieux évaluer le risque associé à l’émergence des maladies infectieuses et ces changements globaux.

Descriptif

Le projet MOOD s’organise en quatre étapes :

1. Cinq études de cas caractérisant les enjeux des systèmes d'intelligence épidémique ont déjà commencé. L’Espagne, la Finlande, la France, l’Italie et la Serbie sont ciblés ainsi que le « European center for Disease control » (ECDC).

2. Un travail participatif avec les acteurs de l’intelligence épidémique de ces pays sera ensuite réalisé pour caractériser leurs systèmes, puis évaluer conjointement leurs besoins en termes d’outils et de services (modèles, données, visualisation etc.) en intelligence épidémique.

3. Les outils et services seront développés et mis à disposition de l’ECDC et des agences de santé publique partenaires du projet puis diffusés en Europe et au-delà, notamment dans les pays du Sud.

4. Pour finir, les nouveaux outils et services ainsi co-construits seront partagés en open source ou à coût raisonnable.

Impacts attendus

De nouveaux outils d’intelligence épidémique sont développés, et les acteurs des veilles sanitaires des pays membres de l’Union Européenne se sont appropriés ces outils. Les utilisateurs améliorent ainsi la veille épidémique du continent, notamment sur les maladies à transmission aérienne, vectorielle et hydrique, ainsi que sur la résistance antimicrobienne et les maladies nouvelles (maladie X).

Partenaires contractuels

  • France : Anses, INRAE, Inserm, Université de Montpellier-LIRMM, GERDAL
  • Allemagne : Mundialis GmbH & Co KG
  • Belgique : Institute of Tropical Medicine, Université Libre de Bruxelles, Katolich University of Leuven, Avia-GIS
  • Espagne : Instituto de Salud Carlos III
  • Italie : Fondazione Edmund Mach/Fondazione Bruno Kessler, Istituto Superiore di Sanità
  • Finlande : Finnish Institute for Health and Welfare
  • Pays-Bas : Stichting OpenGeoHub
  • Portugal : Instituto de Engenharia de Sistemas e Computadores - Investigação e Desenvolvimento
  • Royaume-Uni : University of Oxford, Environmental Research Group Oxford Limited, University of Southampton
  • Serbie : Institute of Public Health of Serbia
  • Suisse : ETH Zürich, SIB Institut Suisse de Bioinformatique
  • Etats-Unis : International Society for Infectious Diseases Incorporated