FORSEA : vers une filière du caoutchouc durable et résiliente en Asie du Sud-Est - FORSEA

Le projet FORSEA vise à anticiper les effets du changement climatique et de la raréfaction de la main d’œuvre agricole sur la filière hévéa, au Cambodge en Thaïlande et au Vietnam.
Carte du monde. ©-Adobe-Stock

Enjeux

L’Asie du Sud-Est (Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Myanmar, Philippines, Thaïlande, Vietnam) produit 73 % du caoutchouc naturel mondial. Néanmoins, sa culture est menacée par deux changements majeurs : le changement climatique, qui pourrait affecter conditions de culture et potentiel de production, et la raréfaction de la main d’œuvre agricole. 

Descriptif

Le projet régional FORSEA (« Forecasting impacts of climate change and workforce availability on natural rubber commodity chain in South-East Asia », en français : anticiper les effets du changement climatique et de la raréfaction de la main d’œuvre agricole sur la filière hévéa en Asie du Sud-Est) contribue à l’adaptation aux défis de la filière de l’hévéaculture au Cambodge, en Thaïlande et au Vietnam. Pour cela il documente les conséquences techniques, sociales et économiques des changements en cours. Il précise les options pour s’y adapter plus efficacement. Et il partage ces données avec les acteurs de la filière à différents niveaux de prise de décisions.

Le projet développe une approche combinant recherche, expertise, transfert de savoir-faire et formation sur l’adaptation des pratiques agricoles. L’analyse est basée sur les scénarios de changement climatique établis par le Giec et des expérimentations mises en place par les partenaires du Sud et de France au centre Cirad de Montpellier. Il décrit la situation actuelle de la main-d’œuvre dans les plantations d’hévéa. Il propose également une étude prospective du secteur ainsi que l’expérimentation d’innovations sur la base de scénarios et le test d’innovations technologiques, sociales et institutionnelles par rapport aux risques induits par ces changements.

Résultats attendus

Le projet analyse les conséquences probables du changement climatique à court et moyen terme sur la survie, la croissance et la capacité de production de caoutchouc naturel dans les trois pays. Il identifie les risques liés à la disponibilité et à l’utilisation de la main-d’œuvre, en particulier celle impliquée dans les travaux de saignée (développement économique, motivation et rémunération, migration des travailleurs, pandémie de COVID, etc.). Des innovations techniques et organisationnelles sont proposées, seules ou en combinaison, pour atténuer les risques liés au changement climatique et à l’évolution de la main-d’œuvre. Elles sont formulées et testées dans le cadre d’expérimentations, en plantations expérimentales ou commerciales chez les partenaires. Le projet contribue également à la formation diplômante d’étudiants des pays partenaires.

Enfin, il s’agit de fournir des informations pour appuyer la prise de décision publique et privée en matière d’investissement dans l’hévéaculture et de développement des zones hévéicoles, avec pour objectif de fournir aux pays partenaires les moyens de construire leurs propres politiques sur la base de connaissances scientifiques validées.

Partenaires : 
Cambodge : Direction générale de l’hévéaculture (DGH) et Institut de recherche sur le caoutchouc au Cambodge (IRCC)
Thaïlande : Université de Kasetsart (KU) et Rubber Authority of Thailand (RAOT)
Vietnam : Rubber Research Institute of Vietnam (RRIV)