Séminaire de restitution et d'échanges sur le projet ECOPHYTO PUMAT (Pour Un Maraichage Attractif : le cas de la Tomate en Martinique)

25/06/2024
Un séminaire de restitution et d’échanges autour du projet ECOPHYTO PUMAT s’est tenu sur le site du Centre de Formation Professionnelle et de Promotion Agricoles (CFPPA) Atlantique, le jeudi 6 juin 2024. Une quarantaine de participants (agriculteurs, formatrices et futurs responsables d'entreprise agricole de CFPPA ont fait le déplacement. Des partenaires comme la Chambre d’Agriculture, la DAAF (SISEP), la Fredon étaient également présents.
Restitution du projet ECOPHYTO PUMAT au CFPPA du Lorrain. © Fitte-Duval.jpg
Restitution du projet ECOPHYTO PUMAT au CFPPA du Lorrain. © Fitte-Duval.jpg

Restitution du projet ECOPHYTO PUMAT au CFPPA du Lorrain. © Fitte-Duval.jpg

Ce séminaire qui s’inscrivait dans la continuité du séminaire du 19 septembre 2023 a permis d’actualiser plusieurs résultats.

Ces résultats montrent que 20 % des agriculteurs utilisent exclusivement des intrants chimiques ; 52 % combinent l'utilisation d'intrants chimiques et de pratiques agroécologiques ; 8 % n'utilisent ni intrants chimiques ni les pratiques agroécologiques recensées ; et 20 % recourent exclusivement aux pratiques agroécologiques.

Par ailleurs, les analyses statistiques montrent que les principaux facteurs associés à l’adoption de pratiques agroécologiques sont :  la formation agricole, les petites surfaces (<3ha), la vente directe et l'appartenance à un groupement de producteurs.

Ces 4 facteurs sont autant d’éléments à approfondir pour une meilleure compréhension de leur impact sur la réduction de la dépendance aux pesticides de synthèse. Par exemple, concernant la formation agricole, les enjeux de transfert de connaissances et de compétences ont été au cœur des discussions. En effet, les pratiques agroécologiques sont intensives en connaissances et en compétences. Il s’agit donc de mieux savoir comment ces connaissances et compétences s’acquièrent individuellement (par l’expérience, l’éducation, la formation) ou se transmettent collectivement.

Le principal résultat agronomique est la complémentarité positive de pratiques alternatives préventives pour réduire le recours aux pesticides. Lors des expérimentations, la combinaison du paillage du sol, associé à l’implantation de plantes relais/refuges autour de la parcelle et à l’association de plantes répulsives au sein de la culture, le tout complété par l’application de biopesticides permet une gestion simultanée des bioagresseurs des cultures maraîchères dont la tomate.

Le volet agronomique révèle, pour d’autres pratiques, en particulier la protection physique à l’aide de filets anti-insectes, la lutte biologique et l’identification de biopesticides à base de bioressources locales, la nécessité de poursuivre leur approfondissement.

Le besoin de palier quelques freins à l’adoption de certaines pratiques apparaît dans une évaluation économique des méthodes alternatives mises en œuvre lors des expérimentations : dans cette comparaison, les pratiques alternatives induisent des coûts plus importants en intrants et en main d’œuvre (+ 5 à 20 € par planche de 10 m² selon les techniques).  

Restitution du projet ECOPHYTO PUMAT au CFPPA du Lorrain. © Fitte-Duval

Restitution du projet ECOPHYTO PUMAT au CFPPA du Lorrain. © Fitte-Duval

Pour rappel, le projet ECOPHYTO PUMAT a pour objectif de combiner des approches agronomiques, économiques et sociales sur la filière maraîchère afin de proposer des alternatives à l’utilisation de produits phytopharmaceutiques. Nous considérerons l’ensemble de la filière maraîchère du territoire martiniquais.

Une visite de la ferme du CFPPA a permis de favoriser les échanges informels entre les participants.

Visite de terrain au CFPPA du Lorrain, essai Cirad. © Laurent Parrot.jpg

Visite de terrain au CFPPA du Lorrain, essai Cirad. © Laurent Parrot.jpg

Visite de terrain au CFPPA du Lorrain, essai Cirad. © Laurent Parrot

Visite de terrain au CFPPA du Lorrain, essai Cirad. © Laurent Parrot