Arénavirus à l’interface humains / rongeurs au Mozambique - MozARH

Le projet vise à évaluer la circulation des arénavirus et ses déterminants, à l’interface entre les rongeurs et les humains au Mozambique. Cela permettra de documenter le risque de transmission aux humains, en identifiant les environnements et les périodes sur lesquels cibler les mesures de surveillance et prévention.
Après le relevé des pièges, de retour au laboratoire du Parc National du Limpopo, l'équipe prépare le matériel nécessaire pour les prélèvements biologiques à réaliser sur les rongeurs capturés © J. Cappelle, Cirad

Enjeux

De nombreux arénavirus posent un risque sanitaire. Or, malgré une épidémie en Afrique du sud, en 2008, les données sont limitées sur les populations de rongeurs, les arénavirus dont ils sont porteurs et leur impact sur la santé humaine en Afrique australe. Le projet conduit une étude exploratoire sur la circulation du virus entre humains et rongeurs au Mozambique. Plus généralement, il s’attaque aux problématiques liées à l’émergence des maladies infectieuses à l’interface entre l’humain et la faune sauvage. Une attention particulière est portée aux rongeurs, le groupe de mammifères le plus divers et identifié comme une source majeure de nouveaux agents pathogènes, à l’origine de zoonoses.

Descriptif

Le projet combine différentes activités :

  • Surveillance écologique des populations de rongeurs issus d’habitats divers (forêts, champs, villages) au sein du parc national mozambicain du Limpopo.  La diversité et les dynamiques de population des rongeurs seront comparées en fonction des habitats.
  • Détection et caractérisation des arénavirus chez les rongeurs. Des analyses épidémiologiques permettront d’identifier les périodes et les sites sur lesquels la circulation du virus est plus importante.
  • Etude sociologique pour identifier les voies de transmission des arénavirus entre rongeurs et humains et contribuer à atténuer les risques de propagation.

Changements attendus

  • Les connaissances sont améliorées sur le type d’arénavirus circulant dans la région d’étude.
  • Des indications sont fournies quant aux périodes, saisons et comportements humains associés aux risques de propagation des virus.
  • Un plan d’action est créé pour la prévention et la surveillance des maladies transmises par les rongeurs au Mozambique.

Impacts attendus

  • Les outils de diagnostic et les données épidémiologiques et sociologiques fournis par le projet aident à détecter et prévenir les maladies transmises par les rongeurs au Mozambique.
  • Les compétences de l’Université Eduardo Mondlane sont renforcées dans la détection des arénavirus et l’approche « une seule santé ».
  • La collaboration de long terme se poursuit et se renforce entre les partenaires du projet autour d’un programme plus large et ambitieux sur les maladies transmises par les rongeurs en Afrique australe.

 

L'équipe MozARH dispose et appâte des pièges Sherman dans un champ en bordure d'un village du Parc National du Limpopo au Mozambique © J. Cappelle, Cirad

Partenaires associés 

Université Eduardo Mondlane (Mozambique), Institut de recherche pour le développement (IRD –France)