Aménager et Gérer les Plaines Inondables dans un Contexte de Changement Global - COSTEA

Le projet vise à identifier et concevoir des solutions basées sur la nature pour maitriser les risques environnementaux (inondations, pollutions) dans la plaine du Gharb au Maroc, où zones humides et agriculture intensive irriguée se côtoient.
Piste inondée après forte pluie © P. Silvie, Cirad
Piste inondée après forte pluie © P. Silvie, Cirad

Piste inondée après forte pluie © P. Silvie, Cirad

Enjeux

La plaine côtière du Gharb au Maroc, exposée aux sécheresses estivales, intrusions salines et crues hivernales, a vu son agriculture se développer à partir de 1920, grâce à l’installation de réseaux d’assainissement et d’irrigation. Malgré ces aménagements, la faible capacité de ses exutoires naturels rend cette plaine particulièrement vulnérable aux inondations produites par les pluies hivernales reçues sur le bassin versant du Sebou, responsables d’importantes pertes agricoles. Dans cette plaine, plusieurs zones humides, plus ou moins temporaires, ont un rôle à la fois tampon vis-à-vis des inondations, mais également agricole, pour le pastoralisme en particulier, et écologique en tant que réserve de biodiversité et épurateur naturel des effluents agricoles. Le projet COSTEA vise à mettre en valeur leur multifonctionnalité, en interaction avec les zones aménagées et irriguées, avec un nouveau regard de génie écologique encore peu développé dans ce contexte.

Descriptif

Le projet se décline en 5 axes thématiques :

  • Caractérisation de la vulnérabilité et multifonctionnalité des zones humides,
  • Caractérisation hydro(géo)logique et hydraulique des plaines inondables,
  • Caractérisation du trade-off social, économique et environnemental entre différents schémas d’aménagement de ces zones humides,
  • Concertation territoriale
  • Suivi et capitalisation croisée avec les résultats des chantiers au Cambodge et en Équateur de l’action structurante COSTEA.

Impacts attendus

  • Une communauté élargie, impliquant agriculteurs et acteurs institutionnels, prend conscience des bénéfices environnementaux et socio-économiques des merjas.
  • Une coopération renforcée s’établit entre les institutions marocaines en charge de l’environnement et de l’agriculture.

A plus long-terme, et moyennant des investissements financiers complémentaires, un aménagement de la plaine du Gharb guidé par les recommandations de ce projet devrait permettre de réduire les impacts négatifs des inondations sur les cultures, et donc d’améliorer la sécurité alimentaire des populations concernées.

Partenaires contractuels

Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II de Rabat (Maroc)