Objectif :
Mettre au point de nouveaux modes de gestion des sols qui permettent de conserver ou d'améliorer la fertilité des sols cultivés, tout en demeurant économiquement et socialement attractifs pour les exploitations agricoles cotonnières du Mali, et de manière participative, c'est à dire en associant dès le départ organisations paysannes et agriculteurs.
Au Sud Mali, dans les zones de pluviométrie entre 800 et 1 200 mm/an, pour la période 2005 - 2007, les expérimentations se concentrent dans trois sites en milieu réel et trois points d'essai en station de recherches.
L'Institut d’Economie Rurale (IER) du Mali est l'opérateur et le gestionnaire du Projet inséré au sein de son Programme Coton : le PASE : Le Programme d’Amélioration des Systèmes d’Exploitation en Zone Cotonnière. Les représentations paysannes, pilotent le Projet SCV.
L'association Permanente des Chambres d’Agriculture du Mali (APCAM), la Chambre d’Agriculture Régionale (CRA) et leurs représentations locales assurent la tutelle du projet.
Les responsables d’Organisations Paysannes (Syndicats, Coopératives des Producteurs de Coton des villages d’intervention) et les agriculteurs des villages d’intervention sont au quotidien les partenaires du Projet.
Les Structures d’Encadrement : Compagnie Malienne des Textiles (CMDT) et Office de la Haute Vallée du Niger (OHVN) sont informées régulièrement des résultats et suivent les expérimentations de terrain.
L’AFD finance l’ensemble des activités de terrain.
Le FFEM appuie la présence permanente d’un agronome Cirad SCV.
Le Plan Transversal Agroécologie finance des missions d’appui et des formations.
Le Programme d’Amélioration des Systèmes d’Exploitation (PASE) en zone cotonnière a été préparé par une étude de faisabilité début 2000 et réactualisé en 2002, avec comme objectifs, d’aider les producteurs et les organisations à se structurer dans la perspective de transferts de responsabilités, liés à la restructuration actuelle de la CMDT et de l’OHVN, et de maintenir des actions pour améliorer les performances et la durabilité de l’agriculture des zones cotonnières dans sa globalité. Ce projet est financé par les OP, la CMDT, l’Etat malien et l’AFD.
En zone cotonnière du Mali, les systèmes conventionnels utilisant le labour en traction animale ont permis d’accroître les superficies cultivées et les revenus agricoles. Il apparaît que ce mode de gestion des sols dans le contexte actuel présente des inconvénients en matière de maintien de la fertilité, et plus particulièrement en ce qui concerne les stocks en matières organiques et la valorisation de la ressource hydrique.
Une des principales contraintes relevées à la productivité des systèmes à base de coton et de céréales, provient d’un risque de dégradation climatique associé à une forte irrégularité inter-annuelle des pluies, qui occasionnent des calendriers culturaux étalés, des fluctuations de rendement importantes et une réponse plus variable aux facteurs d’intensification (fumier, engrais minéral, programmes insecticides et herbicides). D’autre part le labour répété est une source potentielle de minéralisation accrue des matières organiques des sols et d’appauvrissement à terme de leurs propriétés biologiques, physiques et chimiques, d’autant que peu de restitutions organiques sont apportées sur la majorité des parcelles. La pratique des SCV permettrait, soit par la préservation de résidus de récolte, soit par le rajout dans la succession culturale d’une plante associée à une culture principale, d’augmenter les biomasses aérienne et racinaire produites au niveau de la parcelle. La présence d’un minimum de résidus sur le sol limiterait ou éviterait tout risque d’érosion. L’infiltration des eaux de pluies, par effet précédent sur l’amélioration de la structure du sol et des états de surface du sol lors de la phase d’installation des cultures, pourrait être ainsi améliorée avec comme autre conséquence, une meilleure conservation des stocks d’eau du sol sur l’ensemble du profil cultural.
Les principaux résultats attendus sont les suivants :
- En matière de développement, la mise au point d’itinéraires techniques socialement attractifs et respectueux de l’environnement.
- En matière de formation, la création de référentiels agronomiques en milieux réel et en station, pérennisés concernant des modes de gestion de la fertilité des sols, associant les Organisations Paysannes (OP) et les partenaires de développement.
- En matière scientifique, la définition d’indicateurs de différenciation et d’évolution de la productivité des parcelles, à court terme et à moyen terme.
Au sein du Programme Coton de l’IER : Fagaye Sissoko, Patrice Autfray, Bouba Traoré.
Divers personnels d’appui à temps partiel : techniciens, stagiaires locaux, main d’œuvre occasionnelle.
Patrice AUTFRAY
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