L’animal sauvage ou domestique, de par sa nature, ses fonctions et ses usages peut être une source de dangers ou un facteur de vulnérabilité pour la santé, l’environnement et le développement. Face à ce constat, les chercheurs de l’UPR Animal et Gestion Intégrée des Risques (AGIRs) ont choisi de focaliser leurs recherches sur les risques sanitaires qui fragilisent les communautés, les sociétés ou les agro-écosystèmes du Sud.
Les travaux de l’UPR AGIRs visent à :
- Identifier et évaluer au travers de dispositifs de surveillance (observatoires), les risques sanitaires, réels ou perçus, liés à l’animal pouvant pénaliser la santé et par conséquent le développement et la sécurité des sociétés du Sud ;
- Comprendre et quantifier les facteurs structurels et fonctionnels et les mécanismes déterminants l’apparition et la gravité de ces risques liés aux animaux sauvages et domestiques ;
- Sur la base de modèles et de scénarios, concevoir et expérimenter des outils intégrés de prévention,
de gestion et d’intervention pour surveiller, prévenir et limiter les causes et les conséquences de ces risques.
Pour ce faire, deux approches complémentaires sont privilégiées :
- L’approche générique
qui s’intéresse au comportement et conséquences d’une maladie pouvant mettre en danger des populations animales et humaines, des systèmes, des filières en y intégrant les aspects de prévention et de gestion. On parlera d’une approche « analyse de risque ».
Cas des maladies transfrontalières (grippe aviaire, fièvre aphteuse, etc.) ou de certaines maladies à transmission vectorielle (FVR).
- L’approche systémique
qui se focalise sur le fonctionnement de systémes (filières) ou de communautés incluant des populations humaines et d’animaux sauvages et domestiques au sein desquels circulent des agents pathogènes. On parlera d’une approche « Ecologie de la santé
». Cas des systèmes multiespèces homme-faune-bétail, des systèmes périurbains, des écosystèmes forestiers.