Protection des plantes
Les pertes de récoltes et de denrées stockées sont causées, pour près d'un tiers, par des organismes nuisibles aux végétaux (insectes ravageurs, pathogènes causant des maladies, mauvaises herbes). A la Réunion, près de 2 000 couples plantes/organismes nuisibles sont recensés. La prévention et la lutte raisonnée contre ces organismes sont des enjeux majeurs pour l’agriculture de l'île et la préservation de son environnement, classé parmi les 34 "points chauds" de la biodiversité mondiale.
Département très agricole, la Réunion possède encore 30 % de ses forêts tropicales. Dans l’objectif de produire mieux tout en préservant cet environnement, des recherches dans différentes disciplines scientifiques du domaine de la santé des végétaux*, sont menées au pôle de protection des plantes par l'Unité Mixte de Recherche Peuplements Végétaux et Bioagresseurs en Milieu Tropical (UMR PVBMT). Ces recherches produisent des connaissances permettant d'élaborer des méthodes de prévention et de lutte contre les organismes nuisibles.
*phytopathologie (bactériologie et virologie), entomologie, malherbologie, biomodélisation, génétique, biotechnologies végétales, et écologie forestière
Le pôle de protection des plantes (3P), un regroupement de quatre partenaires :
Inauguré en février 2002, le pôle de protection de plantes
(3P) à St Pierre est dédié à la recherche appliquée et à la formation dans le domaine de la protection des cultures et des milieux naturels contre les organismes nuisibles (maladies, ravageurs, mauvaises herbes et plantes envahissantes). Les 3000 mètres carrés d'infrastructures sont partagés par quatre partenaires :
Ce regroupement met en commun les ressources et facilite les transferts de technologies et la formation pour :
- diagnostiquer les maladies des plantes, identifier les ravageurs (arthropodes) et adventices (mauvaises herbes) des cultures tropicales,
- choisir les méthodes de lutte adaptées contre ces derniers ;
- appliquer la réglementation phytosanitaire.
L'Unité Mixte de Recherche "Peuplements Végétaux et Bioagresseurs en Milieu Tropical" (UMR PVBMT), l'appui de la recherche pour :
- Prévenir l’introduction de pestes végétales, de maladies et ravageurs émergents des cultures, en développant des outils de détection précoces, adaptées aux filières productions agricoles locales, et conformes aux normes européennes,
- Développer des méthodes alternatives à la lutte chimique contre les principaux organismes nuisibles,
- Appliquer les innovations en génomique à la sélection variétale pour diffuser du matériel végétal adapté aux productions tropicales,
- Connaître la dynamique des peuplements forestiers pour maintenir la biodiversité des milieux naturels et contrôler les espèces qui les envahissent.
Programmes de recherche
De nombreuses maladies préjudiciables aux productions végétales réunionnaises sont causées par des bactéries ou des virus. Comment mieux les identifier, les détecter et les surveiller ?
Comment proposer une protection des cultures efficace, durable, respectueuse de l’environnement, saine, viable socio-économiquement et adaptée au contexte de l’agriculture réunionnaise ? Comment limiter les perturbations engendrées par les espèces invasives dans les écosystèmes naturels de l’île ? Ce sont les questions qui intéressent le programme Gecova.
Quelles résistances aux bégomovirus et au flétrissement bactérien sélectionner dans les cultivars de tomate de demain pour sécuriser la production et améliorer la qualité des fruits à la Réunion et en zone tropicale ? C'est la question qui intéresse le programme Genetom.
La sélection de nouvelles variétés de canne à sucre a fortement contribué à l’augmentation du rendement à la Réunion. Aujourd'hui, le développement des techniques de génotypage permet d’envisager l’utilisation de marqueurs moléculaires, en appui à la sélection. Dans ce cadre, le programme Generecan s'intéresse en particulier aux caractères de résistance aux maladies et ravageurs.
Comment améliorer la compétitivité de la production agricole à partir d’espèces de diversification d’intérêt économique et / ou patrimonial ? C'est la question qui intéresse le programme Regenda.
Offre du pôle de protection des plantes
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