Les écosystèmes terrestres échangent en permanence de la matière et de l’énergie avec leur environnement. Comment se comportent à cet égard les plantations des zones tropicales ? En comparant les flux de carbone d’une plantation de cocotiers du Vanuatu à ceux de forêts tropicales humides, les chercheurs du Cirad ont abouti à des résultats surprenants : la productivité de la plantation de cocotiers est proche de celle d’une forêt naturelle tropicale humide. Un écosystème encore peu documenté qui mériterait d’être plus largement étudié.
Identifier sans équivoque une plante est souvent difficile pour le non-botaniste : les flores traditionnelles sont d’un abord ardu et leurs clés peu adaptées aux contraintes de l’agriculture. Afin de pallier ces inconvénients, le Cirad a développé des outils informatiques qui permettent d’identifier la plante de manière graphique en construisant un portrait-robot. Deux applications viennent d’être réalisées pour les adventices d’Asie.
En janvier 2007, le Liama, laboratoire de recherche franco-chinois d’informatique, d’automatique et de mathématiques appliquées créé par l’Académie des sciences de Chine et l’Inria, a fêté son dixième anniversaire. Situé à Pékin, ce laboratoire est fondé sur un partenariat entre cet Institut, l’Académie et un consortium français associant l’Inria, le CNRS, le Cirad, l’Inra et le BRGM...
Les borates sont des matières actives de préservation du bois, dont l’impact sur l’environnement est faible. Mais, utilisés seuls sur des bois exposés à l’extérieur, ils sont rapidement lessivés et leur efficacité s’en trouve réduite. C’est pour améliorer la fixation du bore dans le bois que le Cirad et ses partenaires ont cherché à les combiner avec des huiles végétales. Ces études pourraient aboutir à des produits efficaces contre les termites et les champignons et peu nocifs pour l’environnement.
En Guadeloupe, près de la moitié de l’eau douce disponible est de mauvaise qualité chimique. Les pesticides utilisés en agriculture sont la principale cause de cette pollution, les matières actives incriminées étant le glyphosate, le malathion, le diazinon et le cadusafos...
Au Mali, 24 000 hectares de cotonniers sont actuellement gérés selon de nouvelles modalités d’intervention contre les ravageurs : les producteurs ne traitent leurs champs que si les niveaux d’infestation excèdent certains seuils prédéfinis. Avec une ou deux pulvérisations au lieu des quatre à six préconisées en agriculture conventionnelle, ils économisent plus de 60 % d’insecticides. Ce résultat est l’aboutissement des recherches menées par le Cirad et l’IER afin de limiter l’usage des pesticides en culture cotonnière.
Le changement climatique est l’un des enjeux majeurs des décennies à venir. Les résultats scientifiques les plus récents montrent qu’il est indispensable de réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre pour éviter un changement du climat. Mais sur quelles bases négocier dans le cadre des nouvelles instances internationales et comment mettre en œuvre sur le terrain les décisions qui résultent de ces négociations ?
L’île de la Réunion, avec 35 % de sa surface couverte de forêts peu perturbées par l’homme, recèle une biodiversité encore remarquable. Pourtant, l’invasion des milieux naturels par les essences introduites ― qu’elles soient cultivées dans les jardins ou fassent l’objet de plantations ornementales le long des routes ― constitue une menace pour ces forêts...