La sensibilité à la photopériode est une adaptation essentielle des espèces annuelles cultivées dans les régions tropicales. C’est un mécanisme d’ajustement de leur cycle aux contraintes climatiques, principalement pluviométriques. Il permet d’échapper, grâce à une date de floraison adaptée et indépendante de la date de semis, aux stress hydriques en fin de cycle et aux contraintes biotiques. Un nouveau modèle pour rendre compte de ce mécanisme vient d’être proposé dans le cadre d’une thèse réalisée au Cirad.
Le teck est un bois de plus en plus apprécié pour sa résistance et ses qualités esthétiques. Aujourd’hui, les forêts naturelles d’Asie dont il est originaire sont en voie de disparition ou protégées, et le bois commercialisé provient essentiellement de plantations situées dans une trentaine de pays tropicaux sur tous les continents. D’où l’intérêt d’étudier l’influence du milieu sur la croissance de l’arbre et sur la qualité du bois qu’il produit. Pour proposer aux planteurs le matériel végétal le mieux adapté à leurs besoins.
Les agrumes sont des fruits particulièrement riches en caroténoïdes. Ils leur doivent leurs couleurs, leur goût et nombre de leurs qualités nutritionnelles. Une série d’études menées par le Cirad a permis d’établir une relation entre la composition en caroténoïdes des différentes espèces et la structure de la diversité génétique au sein du genre Citrus .
C’est dans les forêts qui recouvrent les hauts plateaux du sud-ouest de l’Ethiopie que l’on situe le centre de diversité de l’espèce Coffea arabica . Actuellement, les caféiers y sont exploités par simple cueillette dans leur habitat naturel, mais ils sont aussi cultivés, selon un mode plus intensif, dans les jardins traditionnels ou dans des plantations modernes...
Un nouveau réseau, Capgernet, vient d’être créé dans les Antilles. Instauré à l’issue d’un atelier de travail financé par Bioversity International et le Cardi, qui s’est tenu dans le cadre d’une initiative du Global Crop Diversity Trust (GCDT) à Trinité-et-Tobago, il a pour objectif de gérer et de conserver à long terme les ressources phytogénétiques de la zone caraïbe...
Dans les régions arides, les pluies varient beaucoup d’une année à l’autre, et le choix des variétés est particulièrement difficile. Leur sélection repose sur des essais multilocaux d’une durée moyenne de 3 ans, ce qui est trop court pour juger de leur adaptation à un environnement aussi instable. Pour rendre cette sélection plus sûre et formuler des recommandations adaptées à chaque situation, une méthode a été mise au point au Cirad. Elle prédit l’interaction génotype x environnement dans des milieux où les nouvelles variétés n’ont pas été étudiées en utilisant des données de pluies historiques ou simulées.
Dans la forêt tropicale humide en Guyane française, l’exploitation sélective du bois élimine de façon cyclique les gros arbres des espèces commerciales majeures, qui sont souvent les plus reproductifs. Elle peut modifier à long terme la démographie et la diversité génétique des populations de ces espèces. Pour étudier et prédire de tels phénomènes, le Cirad et ses partenaires développent un modèle de dynamique forestière, qui intègre les flux de gènes. Par simulation de différents scénarios d’exploitation sur plusieurs centaines d’années, ce modèle doit permettre de fixer des règles de décision pour assurer une production durable de bois.
Un groupe international d’expertise scientifique sur la biodiversité, à l’interface des sciences et de la politique, devrait voir le jour prochainement. C’est la conclusion à laquelle est parvenu le comité de pilotage du processus de consultation vers un Mécanisme international d’expertise scientifique sur la biodiversité (Imoseb), qui s’est réuni pour la deuxième fois à Montpellier en novembre 2007...