Sirma, réseau de compétences au Maghreb
Iwega, Centre international en Afrique orientale et australe
L’agriculture accapare 70 % des volumes consommés, qu’elle restitue très peu. Au contraire, les villes, l’industrie, l’énergie restituent l’eau en grande partie, même polluée.
C’est donc à l’agriculture qu’on demande généralement d’économiser l’eau. Mais c’est aussi à elle qu’on demande de produire toujours plus, pour répondre à la demande alimentaire. Or en Asie et en Afrique, le moyen le plus accessible pour produire plus est de développer l’irrigation.
Quels seront les effets du réchauffement climatique sur la ressource en eau ? Ils sont incertains : la quantité d’eau sur terre est constante. C’est sa distribution qui devrait changer, avec moins d’eau dans certaines régions comme la Méditerranée, peut-être plus dans d’autres comme le Sahel. Dans certaines régions arides comme le Nordeste brésilien, on ne sait pas ce qui peut se passer.
Ces effets sont cependant mineurs en regard des concurrences pour la ressource, qui sont de plus en plus fortes. De ce point de vue, les zones les plus sensibles ne sont pas forcément les plus sèches.