Sirma, réseau de compétences au Maghreb
Iwega, Centre international en Afrique orientale et australe
Au Maghreb, l’eau se fait rare : sur les 30 dernières années, la pluviométrie a diminué de 20 à 30 % selon les endroits. En outre, dans ces régions, l’agriculture irriguée, qui consomme plus de 70 % des volumes et restitue très peu d’eau, est très présente. Qui plus est, l’irrigation s’y fait habituellement par immersion, une technique très consommatrice d’eau. Comment changer les pratiques ? Quelles conditions pour que ce changement réussisse ? C’est sur ces deux questions que les chercheurs impliqués dans le projet Sirma ont planché, en étroite collaboration avec les acteurs locaux, de 2004 à 2009. [En savoir plus]
En Afrique du Sud, l’agriculture irriguée s’est développée dans le cadre de la grande agriculture commerciale blanche. Ce secteur est resté peu important pour le pays au regard de celui des mines (or, diamant, etc.), qui consomme beaucoup d’eau. Aujourd’hui, il faut satisfaire à la fois les besoins d’une petite agriculture irriguée, le rattrapage du niveau de vie des citadins noirs, et donc de la consommation en eau, tout en ne consommant globalement pas plus d’eau. Il faut aussi garder de l’eau pour l’industrie minière, qui reste le premier employeur du pays, et pour l’environnement, un secteur historiquement préservé en Afrique du Sud. Les effets du changement climatique sont beaucoup moins sensibles que ceux du développement économique et du rééquilibrage social. [En savoir plus]