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Fleur jaune et capsule ouverte de cotonnnier Gossypium hirsutum, variété Palmari. © Lanaud, Claire

Dossier constitué à l'occasion de la participation du Cirad au Salon international de l'agriculture de Paris, février 2006.

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Le coton en Afrique francophone

© Cirad

Les pays cotonniers de l'Afrique de l'Ouest et du Centre produisent un coton de très bonne qualité. Ils représentent 15% des exportations mondiales et se situent au deuxième rang après les Etats-Unis !

Le coton, qui fait vivre plus de 10 millions de personnes dans ces pays africains, représente une source importante de devises étrangères et d'emploi rural.

Les revenus du coton ont permis une modernisation du monde paysan, une diversification de l'agriculture et la transformation de produits au sein des villages.

Suite à la privatisation des sociétés cotonnières publiques, les paysans ont dû prendre en main la gestion du crédit pour l'achat des intrants (engrais, animaux de trait, produits divers, …) et la commercialisation du coton.

Ce transfert de responsabilités a été à l'origine de nouveaux progrès sociaux dans les villages : des salles d'accouchement, des puits, des forages ont été construits…

Des responsables villageois ont été formés pour participer à la gestion des filières nationales ou pour prendre part aux négociations internationales de l'organisation mondiale du commerce. Certains d'entre eux ont aujourd'hui une stature internationale.

Les producteurs s'organisent

Les mouvements associatifs paysans, tout comme les groupements de producteurs, existent depuis longtemps dans les pays du Sud.
Aujourd'hui, ces organisations tendent à se restructurer, afin d'acquérir un réel pouvoir de décision et afin d'être efficaces aussi bien en termes de négociation, de gestion, et d'appui technique. Chemin difficile, face aux stratégies internationales des firmes agro-industrielles qui achètent les matières premières, dont le coton. Chemin difficile aussi, face à un manque de politique publique forte en matière de développement rural.

Certains pays ont porté plainte

Depuis plusieurs années déjà, les pays du Sud, particulièrement le Brésil et certains pays africains, se mobilisent contre l'attitude américaine et européenne, qui consiste à mettre sur le marché, grâce aux subventions accordées à leurs agriculteurs, d'importantes quantités de coton, provoquant ainsi une baisse des cours mondiaux. L'Afrique, dont les coûts de production sont pourtant bas, se retrouve en position de faiblesse dans ce jeu mondial fortement inéquitable. En 2003, le Brésil a porté plainte contre les Etats-Unis devant l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Depuis, ceux-ci ont été sommés de supprimer toutes mesures de subventions directes aux exportations de coton. Quatre pays de l'Afrique « zone franc » (le Bénin, le Burkina Faso, le Mali et le Tchad) ont, quant à eux, préféré introduire une initiative lors de la réunion ministérielle de l'OMC à Cancun, au Mexique. Ils ont revendiqué la suppression progressive de toutes les subventions sur une durée limitée, pendant laquelle les pays coupables de subventions devraient verser une compensation aux pays victimes de ces pratiques déloyales. Rien n'autorise à penser que cette revendication aboutira dans des délais raisonnables.

Sommaire :

  • Origines des crises
  • Conséquences
  • Actions face aux crises
  • Le coton en Afrique francophone
  • Production

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