Dossier constitué à l'occasion de la participation du Cirad au Salon international de l'agriculture de Paris, février 2007.
Des petits paysans face à de nouveaux défis
Grâce à leurs noix disponibles tout au long de l’année, les cocotiers constituent souvent l’essentiel du patrimoine familial.
Le cocotier est une culture de petits paysans, généralement pauvres, qui sont confrontés à de nombreuses difficultés : la faiblesse des cours du coprah, le vieillissement des plantations, les risques de maladies mortelles et les difficultés de reconversion.
Les cocotiers trop vieux pour être encore suffisamment productifs, voient leur replantation régulièrement retardée car les paysans n’ont pas les moyens d’investir sur une nouvelle plantation qui ne produira que 4 à 10 ans plus tard !
De plus des cocoteraies subissent les ravages de la maladie du Jaunissement mortel, qui sévit dans de nombreux pays d’Afrique, d’Amérique et de la Caraïbe, sans qu’une solution efficace soit aujourd’hui offerte à leurs infortunés propriétaires.
Après la disparition de ces cocoteraies, souvent cultivées sur des sols pauvres, les possibilités de changement de culture sont très limitées, pouvant entraîner la ruine des planteurs et leur départ.
Dix millions de petits planteurs cultivent 96 % de la surface plantée en cocotiers.
Plus de 80 % des surfaces plantées de cocotiers se situent en Asie : Inde, Philippines, Indonésie, Sri Lanka, Thaïlande. Le reste se répartit entre l’Afrique, l’Amérique latine, l’Océanie et la Caraïbe.
Les plantations de plus de 4 hectares sont rares. L’immense majorité des producteurs dispose en moyenne d’un hectare, soit guère plus d’une centaine d’arbres.