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Cocotier vue du dessous. © Cirad, C. Jourdan

Dossier constitué à l'occasion de la participation du Cirad au Salon international de l'agriculture de Paris, février 2007.

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Botanique

© Cirad

Le cocotier ou Cocos nucifera
Le nom d’espèce du cocotier, nucifera , dérive du latin nux : noix et fero (je porte, porteur de noix) : porteur de noix. Jusqu’au XVIIe siècle, on appelait ce fruit uniquement coco. Puis l’expression « noix de coco » a prévalu.

Les feuilles, ou palmes
Elles sont émises en continu à partir d’un bourgeon terminal unique (le cœur). Le cocotier a une couronne foliaire composée d’une trentaine de palmes vertes. Chaque palme mesure 4 à 7 mètres de long et porte environ 200 folioles de part et d’autre du rachis.

Les fleurs puis les fruits
Les inflorescences sont composées d’épillets portant des fleurs femelles à leur base et des fleurs mâles à leur extrémité.
Les fruits situés à l’aisselle de chaque palme, sont appelés drupes, ou plus communément « noix de coco ».

Le stipe a une croissance continue en hauteur. Plus il a de stries, plus il est âgé. Sa base prend naissance sur un cône renversé, appelé « plateau racinaire », d’où partent 3 000 à 5 000 racines primaires ramifiées qui assurent un ancrage parfait du cocotier contre les vents violents.

Il existe deux groupes principaux de cocotiers

les Nains et les Grands
Les cocotiers Nains dépassent rarement 12 m de hauteur. Ils commencent à fructifier dès 4 ans après plantation et produisent de petites noix.
La récolte est facile du fait de leur taille réduite. Par ailleurs, les Nains sont souvent utilisés comme arbres mères pour la production d’hybrides. Ils sont précoces mais plus fragiles, on les trouve souvent près des habitations. Les noix sont de couleurs variées, très vives : jaune, orangé, rouge, bronze, brun, vert.
Les cocotiers Grands peuvent atteindre 25 à 30 m de hauteur. Ils produisent des noix plus grosses, commencent à fructifier après 7 à 10 années de culture et rester productifs jusqu’à plus de 100 ans.

La noix de coco
Elle se compose d’un épiderme lisse de coloration variable en fonction de la variété et du stade de maturation, recouvrant une épaisse couche fibreuse, connue sous le nom de « bourre ».
Sous la couche fibreuse de la bourre se trouve la graine elle-même : une noix à coque très dure.
La coque est tapissée intérieurement par l’albumen, amande blanche oléagineuse, d’épaisseur variable.
Une grande cavité contient un liquide stérile appelé « eau de coco ». Ce liquide est la réserve d’eau douce de la noix, destinée à lui permettre de germer quelles que soient les conditions extérieures : eau saumâtre, plage désertique… pourvu, bien sûr, que la température s’y prête.

Certaines variétés ne produisent pas d’albumen mais une gelée qui occupe tout l’intérieur de la noix. C’est le macapuno des Philippines ou le kopyor de Java. Leurs noix sont très recherchées pour confectionner des desserts : gâteaux, boissons ou glaces.

Les 710 variétés recensées dans le monde se distinguent par leurs caractères morphologiques et leur adaptation à des écologies variées. Pour la recherche, cette diversité constitue une richesse potentiellement exploitable pour la sélection de variétés résistantes aux maladies, et la création de cultivars hybrides. Ces variétés sont conservées dans des collections vivantes implantées dans les 38 pays du réseau Cogent.

Sommaire :

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  • Botanique
  • Culture, récolte, maladies
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