Dossier réalisé à l'occasion du Salon international de l'agriculture 2003.
Depuis 1996, les prix versés aux producteurs ont diminué de 60%. Le prix du paquet de café n’a pas complètement suivi…
Depuis l’an 2000, les producteurs de café pâtissent de cours mondiaux particulièrement bas. En 2002, sur les marchés boursiers de Londres et de New York (qui concernent respectivement le Robusta et l’Arabica), la livre de café s’est vendue moins de 0,5 dollar. Il s’agit, en valeur nominale, des niveaux les plus bas jamais atteints depuis un siècle. Par rapport aux cours de 1996, qui s’établissaient aux environs de 1,2 dollar, cela représente une baisse de 60%. À 0,5 dollar par livre, la plupart des producteurs ne parviennent plus à couvrir les coûts de production.
A l’autre bout de la chaîne, dans les grands pays consommateurs, cette chute des cours de la matière première ne s’est pas entièrement répercutée sur les prix du café au détail. Par exemple en France, sur la période 1996-2001, ceux-ci n’ont baissé que de 30%. La conséquence arithmétique de ces évolutions est que le coût de la matière première (c’est à dire le grain vert) dans le prix du produit final est en baisse : 43% en 1996 et 23% en 2001.