Dossier réalisé à l'occasion du Salon international de l'agriculture 2003.
Depuis 2002, les caféiculteurs du monde entier traversent une nouvelle crise. Sur les bourses internationales de Londres et de New York, le café s’échange à des cours trop bas pour que les planteurs puissent couvrir leurs frais.
La crise du café qui s’aggrave depuis trois ans met en difficulté les 125 millions d’êtres humains et les 60 nations qui vivent de la caféiculture.
Les conséquences sont parfois dramatiques :
• pour les producteurs : surendettement, incapacité à satisfaire les besoins essentiels (nourriture, santé, scolarisation des enfants), exode rural et migrations internationales.
• pour la collectivité : fragilisation des équilibres des sociétés et des milieux naturels façonnés par la caféiculture.
Pour gérer ces menaces, des organisations internationales, des gouvernements, des ONG cherchent à s’attaquer aux causes du problème : une surproduction, due à la conjugaison d’une offre en augmentation et d’une consommation stable.
Dans le même temps, les recettes longtemps utilisées pour réguler les volumes au niveau national ou international ne sont plus opérationnelles. De nouvelles propositions émergent, qui ont souvent pour fondement une volonté d’ajouter une signification à la consommation de café.
Les chiffres avancés dans cette rubrique s’appuient sur les analyses de la Fao, de l’Oic, de l’Unacaf et de la Scaa.
[ En savoir plus :
]
Cafés : terroirs et qualités
, par C. Montagnon, éditeur scientifique. Cirad, 2003.