26/09/2008 - Portrait
L'équipe Marqualter (Construction sociale des marchés, qualités et développement territorial de l'Unité mixte de recherche Innovation du Cirad-Es (Environnement et sociétés) accueille, du 18 février au 30 septembre 2008, Annie Chapados, une Québécoise diplômée en économie et gestion agroalimentaires.
Annie effectue ce stage dans le cadre de la rédaction de sa thèse de master IMRD (Internationl MSc of rural development), un master du programme Erasmus Mundus de la Commission européenne. Au cours du master, Annie a fait différentes escales en Europe : en Espagne (Universidad de Córdoba), en Slovaquie (Slovak Agricultural University in Nitra) et en France (Agrocampus Rennes) afin d'aborder la vision et les pratiques européennes de développement rural.
Au cours de ce stage au Cirad, Annie a participé au projet européen de recherche sur le développement des indications géographiques dans le monde, projet nommé Siner-Gi (Strengthening international research on geographical indications). Elle s'est plus particulièrement intéressée aux effets sur le développement rural de la protection des produits agricoles par les signes d'identification de l'origine, un outil de reconnaissance du patrimoine agricole et agroalimentaire. Alors que les appellations d'origine sont bien connues en Europe, plusieurs pays du Sud commencent également à s'approprier le concept d'indication géographique avec l'objectif de mieux valoriser leurs productions originales. Afin de mieux comprendre les effets sur le développement rural que peut avoir la qualification par l'origine de produits agricoles et alimentaires, une analyse comparative de diverses démarches d'indications géographiques a été réalisée. A partir de données recueillies dans le cadre du projet Siner-Gi, une évaluation des effets qui découlent ou qui pourraient découler de la mise en place d'indications géographiques en Afrique du Sud (pour le rooibos), au Brésil (pour le boeuf de la pampa), au Mexique (pour la téquila) et en République dominicaine (pour le café) a permis de mieux comprendre comment et sous quelles conditions les indications géographiques peuvent contribuer au développement des régions rurales, tant dans ses dimensions économiques que sociales ou environnementales.