09/04/2009 - Portrait
Les échanges commerciaux s’intensifient et s’étendent à l’ensemble de la planète. Le consommateur est exigeant et sensible à la qualité et à l’origine des produits alimentaires qu’il achète. Devant la difficulté de mettre en place des systèmes documentaires dans les pays d’Afrique sub-saharienne, de nouvelles stratégies de traçabilité émergent. Parmi les nouveaux moyens de tracer les produits d’origine végétale, l’idée de créer un « code barre biologique » basé sur l’analyse des ADN de micro-organismes présents sur les fruits est une piste intéressante.
C'est le sujet de thèse de Aly El Sheikha, égyptien, dont le maître de stage est Didier Montet, dans le cadre du projet de l'Union européenne Inco Innovkar géré par Jean-Marc Bouvet de l’unité de recherche Diversité génétique et amélioration des espèces forestières. Cette méthode repose sur l’hypothèse que la microflore commensale du fruit de karité est spécifique entre autre d’une zone géographique de production. Il étudie l’écologie des bactéries, les levures et les moisissures sur le karité et le physalis, une plante à fruit de la même zone géographique à fort potentiel commercial. Il procède à l’analyse biochimique des fruits et il étudie l’activité antimicrobienne de certaines molécules comme la physaline.
C'est la première fois qu'Aly séjournait en France, il dit se sentir ici en famille.
« La France est une des civilisations qui a le plus marqué mon enfance et je tenais à découvrir la patrie de Molière, de Victor Hugo, de Marie Curie, d'Eiffel et de De Gaulle » déclare Aly avec enthousiasme.
Sur la photo, on voit Aly qui vient de recevoir le 1er prix du concours des posters au 5e congrès international de la traçabilité Trace le 3 avril 2009 qui a eu lieu à Freising en Allemagne (à ses côtés Didier Montet). Il a remporté ce prix essentiellement pour 2 raisons :