Le Cirad, en partenariat avec l’Université Abomey-Calavi (Bénin), l’Université de Paris Sud-Orsay et le Cnrs, propose un programme multidisciplinaire, sous la forme d’un parcours pédagogique intégratif qui englobe les différentes facettes de la biotechnologie végétale, replacées dans le cadre de l’environnement socio-économique des communautés du Sud.
Les biotechnologies sont désormais un outil extrêmement puissant d’appui à l’amélioration des plantes, elles offrent au sélectionneur le moyen de contourner les barrières naturelles, d’affiner la création variétale et d’accélérer considérablement la diffusion du progrès génétique auprès des utilisateurs finaux.
Le module SudBiotech a pour objectif principal de former étudiants, chercheurs, décideurs et professionnels francophones aux fondamentaux des biotechnologies végétales, en intégrant une forte composante pratique extrêmement utile à la démystification et à l’appropriation des biotechnologies.
Les sélectionneurs du Sud doivent pouvoir s’approprier et maîtriser ces techniques et les adapter aux contraintes des filières agroalimentaires stratégiques.
Au Sud, les enjeux des biotechnologies sont prégnants et le défaut d’information, d’enseignement et de renforcement des capacités des chercheurs, des décideurs et du grand public y crée une demande importante.
Le module SudBiotech s’adresse aux écoles doctorales identifiées dans des pôles d’excellence et des universités du Sud. Il peut être intégré à un parcours de master en biotechnologies ou en sciences de la plante. Le module est susceptible d’accueillir des enseignants chercheurs du Sud sous la forme d’école chercheur.
SudBiotech a été proposé avec succès à divers acteurs de la société civile (ONGs) intéressés par l’éducation aux biotechnologies au Sud.
Rapport final du IVe atelier de Cotonou, décembre 2011 :
Rapport de Formation SudBiotech 2011 (PDF - 10,42 Mo)
La formation est dispensée sous la forme d’un atelier d’une semaine, comprenant environ 50 h d’enseignement présentiel, réparti en six jours de travaux pratiques, travaux dirigés, cours et débat public.
SudBiotech intègre une composante pratique, sur le format des « écoles de l’ADN » : extraction et manipulation d’ADN végétal, de cultures cellulaires, d’embryons somatiques clonaux …
Des plages horaires informelles sont réservées à des entretiens individuels entre enseignants et stagiaires, axés principalement sur le déroulement des carrières scientifiques, la mobilité et ses outils, la recherche de séjours doctoraux et post-doctoraux, l’organisation de la recherche au Nord comme au Sud.
L’atelier comprend aussi une journée de visite de structures de recherche nationales ou internationales et de rencontres avec les chercheurs et stagiaires.
Rival et al Sudbiotech 2010 (PDF - 572,89 ko)
Sudbiotech fiche inscription 2011-1 (VND.OPENXMLFORMATS-OFFICEDOCUMENT.WORD - 172,16 ko)
Chaque participant bénéficie d’un « CD de l’étudiant » qui rassemble l’ensemble des supports digitalisés utilisés au cours du module : cours, TD, protocoles de TP, diaporamas, publications, sites internet utiles…
Les supports pédagogiques produits dans le cadre de SudBiotech sont cédés sans droits aux institutions partenaires et serviront de base à l’enseignement des biotechnologies végétales au Sud.
Le module SudBiotech devrait se pérenniser par la création d'une mallette pédagogique renfermant l'ensemble du matériel scientifique et audiovisuel nécessaire à la réalisation autonome du parcours pédagogique.
Suivant le projet des organismes demandeurs (universités, centres de recherche, ONGs...) la mallette pourrait être rétrocédée dans sa totalité pour une pérennisation sur place de l'enseignement ou simplement rapatriée et rechargée de ses consommables pour l'intervention suivante.
L’équipe pédagogique française est renforcée par une équipe pluridisciplinaire locale, composée d’enseignants-chercheurs béninois issus du Lbbm (Laboratoire de biotechnologie et biologie moléculaire) de l’Université Abomey-Calavi. L’équipe pédagogique a une longue pratique de l’enseignement et de l’encadrement de thèses en cotutelle avec des universités d’expression française (conventions Aupelf-Uref au Maroc, Tunisie, Togo, Côte d’Ivoire et actuellement dans un programme Tempus au Liban).
Les enseignants chercheurs disposent d’une expérience de recherche issue de formations scientifiques complémentaires : biochimie/physiologie (A. Nato), amélioration des plantes/biologie moléculaire (Y. Henry), agronomie tropicale/épigénétique (A. Rival).
Cette complémentarité permet d’offrir un parcours pédagogique diversifié et intégré, partant de la cellule végétale et ses capacités originales, jusqu’aux applications biotechnologiques les plus récentes (Ogm), leur acceptation sociale et leur intérêt pour les filières végétales tropicales. Les centres de recherche nationaux et internationaux (Inrab, AfricaRice) seront mis à contribution pour les visites de terrain et l’organisation sur site de sessions pratiques.