28/10/2011 - Communiqué de presse
Une conférence internationale intitulée « Research priorities in tropical silviculture : towards new paradigms » se déroulera, du 15 au 18 novembre 2011 à Montpellier. Elle est organisée par le Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement), le CIFOR (Center for International Forestry Research), le groupement d’intérêt public (GIP) ECOFOR (Ecosystèmes forestiers), et l’IUFRO (The International Union of Forest Research Organizations).
Ce sont plus de 100 chercheurs ou gestionnaires des forêts tropicales, venant de 30 pays, qui se retrouveront à Agropolis International et au Cirad, dans le cadre de l’ Année internationale des forêts pour le séminaire de la division 1 sylviculture de l’IUFRO, réseau international d’institutions de recherche forestière.
Cette conférence aura pour but de faire le bilan de plus de 100 ans de sylviculture tropicale afin de définir les priorités de recherche à mettre en œuvre pour les prochaines décennies, en tenant compte des nouveaux enjeux de ce siècle. Les sylviculteurs modernes ne peuvent plus en effet se contenter de gérer les simples ressources en bois et autres produits générés par la forêt, il convient également de préserver les services environnementaux qu’elle procure à tous les niveaux. La sylviculture, soit la science de cultiver les forêts, doit désormais prendre en compte tous les aspects écologiques, sociaux et économiques de la gestion forestière.
Les forêts tropicales humides sont les écosystèmes terrestres les plus riches en espèces au monde, plus de 300 espèces d’arbres peuvent se côtoyer sur un seul ha. A l’image de cette diversité végétale, existe également une diversité humaine: entreprises forestières, populations traditionnelles, agriculteurs ; tous, ont des intérêts et des perceptions différentes de la forêt.
Ainsi on estime qu’un milliard de personnes dans le monde, dépend de près ou de loin de la forêt, soit pour sa survie soit pour sa subsistance. La sylviculture tropicale autrefois principalement tournée vers la gestion du bois d’œuvre au sein de concessions gérées par de grandes entreprises, doit aujourd’hui prendre en compte ces nouveaux acteurs qui revendiquent leur droit à exploiter tout en préservant leurs massifs forestiers. « La sylviculture doit donc évoluer pour garantir la pérennité d’une multitude de produits et de services tant au profit de ces différents acteurs qu’au bénéfice de la communauté internationale », concluent les scientifiques.
De nouveaux enjeux et des priorités de recherche seront ainsi envisagés et débattus pendant la conférence, dans un contexte de réchauffement climatique et de marché du carbone prenant en compte le REDD (Reducing emissions from deforestation and forest degradation) et le PSE (Paiement pour services environnementaux).