10/10/2011 - Communiqué de presse
Chikungunya, dengue, fièvre catarrhale ovine, fièvre du Nil occidental, paludisme, maladie de Lyme, maladie de chagas… Ces affections ont la particularité d’être transmises en France ultramarine et métropolitaine par des insectes ou des tiques. Ces maladies infectieuses sont une préoccupation majeure de santé publique humaine et vétérinaire. Les changements globaux (climatiques, environnementaux, sociétaux) génèrent aussi de nouveaux risques sanitaires. La lutte ou la protection contre ces vecteurs sont des stratégies majeures dans le contrôle de ces maladies infectieuses.
La France se dote d’une structure d’expertise dédiée aux différents aspects de la lutte anti-vectorielle, le Centre national d’expertise sur les vecteurs (Cnev).
Mis en place, pour une période de cinq ans, le Cnev est placé sous la tutelle des ministères chargés de la Santé et l’Agriculture, en lien avec l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail ( Anses). Structure multidisciplinaire, il doit mobiliser rapidement et efficacement, dans une perspective d'aide à la décision, l'ensemble de l'expertise et des compétences françaises dans les domaines de l'entomologie médicale et vétérinaire, de la lutte antivectorielle et des sciences humaines et sociales appliquées à la santé publique.La mise en place d’un tel centre d’expertise était une des recommandations prioritaires de l’expertise collégiale « La lutte anti-vectorielle en France » , qui a rendu ses conclusions en 2009 [1] .
Le Cnev regroupe une grande partie des acteurs français de la recherche et des structures opérationnelles de surveillance et de lutte impliqués dans le contrôle des vecteurs de maladies.
Les priorités 2011-2012
Ces priorités seront discutées avec l’ensemble des partenaires, lors de la première assemblée générale du Cnev, le 20 octobre prochain, à Montpellier. Il sera aussi question du fonctionnement et des enjeux de la structure.
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[1] Expertise réalisée par l’IRD à la demande du ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire, du ministère de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales, du ministère de l’Agriculture et de la Pêche, du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et du ministère de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative.
Un laboratoire central coordonateur , l'unité de recherche MIVEGEC (IRD, CNRS, Universités de Montpellier), orientée vers les vecteurs de maladies humaines.
Trois laboratoires associés
· l'unité de recherche
CMAEE (CIRAD-INRA), plus particulièrement compétente sur les vecteurs de maladies animales.
· l'Entente Interdépartementale pour la Démoustication du littoral Méditerranéen ( EID-Méditerranée), compétente sur les aspects opérationnels.
· l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique ( EHESP) pour les aspects relevant des sciences humaines et sociales.
35 partenaires aux compétences complémentaires, mais toujours en relation avec la lutte contre les vecteurs, issus de laboratoires de recherche ou de service opérationnel de lutte antivectorielle.