15/06/2010 - Communiqué de presse
Les travaux de recherche du thésard Romain Fernandez sur l’automatisation de la reconnaissance des cellules en trois dimensions sont publiés le 13 juin dans la Revue Nature Methods. Le Cirad, la Région Languedoc-Roussillon et l’Inria (Institut national de recherche en informatique et automatique) financent depuis trois ans sa bourse de thèse.
Ce sont deux chercheurs du Cirad de l’UMR (Unité mixte de recherche) Dap (Développement et amélioration des plantes) : Christophe Godin (équipe Virtual Plants), et Jean-Luc Verdeil (équipe PHIV) qui ont assuré la codirection des travaux de recherche de Romain Fernandez.
Les recherches réalisées par le jeune thésard, à l'interface entre imagerie cellulaire et traitement mathématique de l'image ont également été menées dans le cadre d’une collaboration pluridisciplinaire avec Grégoire Malandain (équipe Asclépios de l'Inria à Sophia-Antipolis) et l’équipe RDP du Pr Jan Traas de l’ENS (Ecole normale supérieure) de Lyon.
Ce travail vient de donner lieu à une publication « Imaging plant growth in 4D: robust tissue reconstruction and lineaging at cell resolution » qui paraît dans la revue « Nature Methods », le 13 juin. L’article montre comment, à partir de l’acquisition d'images en microscopie Laser et du développement d'algorithmes appropriés, il est possible d’automatiser la reconnaissance des cellules en trois dimensions et le suivi de leur devenir au cours du temps (division et/ou grandissement cellulaire).
Cette contribution représente une avancée significative pour toute la communauté des biologistes et plus particulièrement pour les sciences de la plante. Elle va permettre de répondre à l'une des questions clés de la biologie du développement : quelle est la contribution de la composante cellulaire à la croissance et à l'acquisition de la forme définitive des organes ?
Les applications potentielles de cette nouvelle méthodologie sont nombreuses notamment pour l'étude de l'influence de l'environnement sur le développement des plantes.
Le groupe éditorial de la prestidigieuse revue Nature avait déjà publié une brève pour faire connaître cette avancée à la communauté internationale.