10/06/2010 - Communiqué de presse
Telle est la question qui sera débattue dans le cadre d’ISDA 2010 (Innovation et développement durable dans l'agriculture et l'agroalimentaire), du 28 juin au 1er juillet 2010, à Montpellier.
Organisé par le Cirad, l’Inra et Montpellier SupAgro, ce symposium international se propose de comprendre, à la lumière d’exemples concrets, comment la recherche contribue et contribuera à l’innovation sachant que l’agriculture n’est plus interrogée pour elle-même mais dans ses interfaces.
Pour favoriser l'échange, l'organisation du symposium sera orientée par trois buts :
Cinq questions clés orienteront les débats :
En effet, si produire plus reste une exigence, produire mieux autre chose - y compris des biens immatériels- devient une impérieuse obligation. L’agriculture doit désormais répondre à de nouvelles demandes : productions énergétiques, services environnementaux, différenciation des qualités, sûreté sanitaire des produits, création d’emplois…
Autant de défis, qui invitent à repenser le rôle et les fonctions mêmes du secteur agricole et posent de manière renouvelée, les questions à résoudre comme celle de l’innovation.
Face à ces incertitudes grandissantes, comment les sciences et les sociétés peuvent-elles inventer les systèmes agricoles et agroalimentaires à venir de façon à combiner augmentation de la productivité, respect de l’environnement et de la biodiversité et lutte contre la pauvreté ?
Changement climatique, pénurie ou dégradation des ressources, croissance démographique, crise économique, menaces globales diverses… L'agriculture et l’agroalimentaire font face à un futur incertain. La science est questionnée par l’ensemble de ces ruptures et sa contribution aux transformations des sociétés s’en trouve profondément modifiée.
Mais la crise actuelle peut toutefois offrir de nouvelles opportunités pour innover, inventer, faire évoluer : réduction de l’utilisation de combustibles fossiles, adoption de systèmes de production ayant moins d’incidence sur le climat, intégration régionale encourageant la coopération entre sciences et sociétés. Des opportunités pour une révolution agricole et agroalimentaire !
La communauté scientifique de toutes disciplines, du Nord et du Sud, ainsi que tous les acteurs du développement s’engagent au sein d’ISDA 2010 à une vaste réflexion sur l’évolution des systèmes d'innovation et les nouvelles perspectives d’action dans un monde aussi changeant !
Plusieurs systèmes agricoles et agroalimentaires ont déjà prouvé leur capacité à promouvoir un développement durable par l’innovation : agro-écologie, agriculture biologique, systèmes alimentaires locaux, sélection participative, agroforesterie, gestion intégrée des ressources, biotechnologies vertes, ou utilisation d'énergies renouvelables. S’il est nécessaire de capitaliser ces expériences il faut aussi désormais, face aux incertitudes et à l’évolution permanente du monde, transformer ces processus d'innovation en créant de nouvelles articulations entre recherche et société.
Les acteurs du développement agricole sont nombreux et aujourd’hui largement acceptés comme faisant partie intégrante des processus d'innovation. Pour comprendre ce que cela implique pour la recherche, il est nécessaire d’engager une réflexion collective avec la société pour réfléchir ensemble aux choix futurs, faire émerger de nouvelles perspectives scientifiques et politiques et discuter de la manière dont les systèmes d'innovation pourront mieux contribuer au développement durable et à la lutte contre la pauvreté.
Les séances de travail auront lieu du 28 au 30 juin 2010 : le programme
Des personnalités reconnues donneront des conférences en séance plénière. Lors de tables rondes, quelques acteurs clés exposeront leurs points de vue sur les défis que la recherche doit relever. Les sessions parallèles permettront d'approfondir des sujets spécifiques.
Les organisateurs qui souhaitent donner à cet évènement international un caractère plus solidaire, y associent des dynamiques locales et d’autres actions respectueuses de l’environnement.
Grâce aux soutiens des partenaires : CTA, FIDA, Agropolis Fondation, Ministère du Développement Durable, environ 90 personnes - étudiants, chercheurs de pays du Sud, représentants d’association – ont pu être aidées pour participer au symposium.
Cinq visites de terrain seront aussi proposées aux congressistes.
Des initiatives locales ont été prévues comme :