CIRAD Recherche agronomique pour le développement
  • English version
  • Intranet
Recherche rapide
  • Actualités
  • Emplois / Stages
  • Annuaire / Accès
  • Qui sommes-nous ?
    • Le Cirad, en bref
    • Notre mission
    • Notre stratégie
    • Nos partenariats
    • Le Cirad dans le monde
    • Nos valeurs
  • Nos recherches
    • Axes prioritaires
    • Thèmes de recherche
    • Productions tropicales
    • Unités de recherche
    • Outils collectifs de recherche
    • Résultats de recherche
  • Enseignement & formation
    • Formation doctorale
    • Enseignement supérieur
    • Offre de formation
    • Séjours scientifiques
    • Formation à distance
    • Bourses
  • Innovation & expertise
    • Offre de partenariat
    • Compétences et expertises
    • Produits et services
    • Transfert de technologie
    • La lettre de la valorisation
  • Publications & ressources
    • Ressources documentaires
    • Edition
    • Science pour tous
    • Vidéos
    • Annuaire des sites
  • Vous êtes ici :
  • Accueil >
  • Actualités >
  • Toutes les actualités >
  • Jean-Pierre Bastié

Retour à la liste
Jean-Pierre Bastié, conseiller pour l’outre-mer à la direction générale des politiques agricoles, agroalimentaires et des territoires (DGPAAT) du ministère de l’Agriculture, en charge de la mise en œuvre des décisions du Comité interministériel de l’outre-mer (Ciom). © Cirad, E. Bru

+ d’infos

Le Cirad accueille le premier atelier des réseaux d'innovation technique et de transfert agricole des Dom (Rita) (Communiqué de presse, 20-01-2012)

Contact

François Côte
Montpellier, France
Courriel

  • Toutes les actualités
  • Tout l'agenda
  • Lettre d'information

Jean-Pierre Bastié: «Les Rita, une réponse adaptée aux spécificités des agricultures d’outre-mer »

30/01/2012 - Article

Le premier atelier réunissant les acteurs des réseaux d’innovation et de transfert agricoles dans les Dom (Rita) était organisé par le Cirad et l’Acta à Montpellier du 24 au 26 janvier 2012. Commentaires, sur la création des Rita, de Jean-Pierre Bastié, conseiller pour l’outre-mer à la direction générale des politiques agricoles, agroalimentaires et des territoires (DGPAAT) du ministère de l’Agriculture, en charge de la mise en œuvre des décisions du Comité interministériel de l’outre-mer (Ciom).

En 2009, le Ciom préconisait la création d’instituts techniques pour les productions agricoles dans les Dom. Aujourd’hui, les Rita sont en passe de voir le jour. Que sont, en quelques mots, ces futurs réseaux ?

Jean-Pierre Bastié : A l’origine, le Ciom, présidé par le président de la République, a souhaité créer un institut agricole dans chaque département d’outre-mer afin de transférer l’innovation technique aux agriculteurs. La réponse, adaptée au contexte des Dom, a consisté à développer des réseaux de partenaires, Rita voulant dire « réseau d’innovation et de transfert agricole ». Ce ne sont pas des instituts techniques tels qu’ils existent en métropole mais des réseaux, structures beaucoup plus légères, où la démarche « recherche-développement » est favorisée.

Pourquoi vous être finalement orientés vers la création de réseaux plutôt que d’instituts ?

J.-P. B. : Nous avons tenu compte de la préexistence d’une dynamique créée par les chambres d’agriculture, les collectivités territoriales, les Fredon*, des instituts techniques comme Armeflhor, Ikare, IT2**, les organismes de recherche, les lycées agricoles, etc., et nous avons choisi de capitaliser sur cette base. L’objectif est de favoriser le développement des filières de diversification végétale et animale, hors filières d’exportation comme celles de la banane ou de la canne à sucre. La diversification végétale comprend le maraîchage, l’horticulture, les fruits et légumes sans oublier les cultures vivrières qui constituent un volet très important des agricultures d’outre-mer. Dans le domaine animal, il s’agit des filières traditionnelles.

Le développement endogène, qui passe par l’accroissement de la production et de la consommation locales, est donc au cœur des enjeux des Rita. Quelle sera la plus-value des réseaux par rapport à cette perspective ?

J.-P. B. : L’ambition, c’est de satisfaire, en premier lieu, le marché local. Les marges de manœuvre sont grandes puisque la production locale ne fournit qu’une partie de la consommation locale : de 20 à 70 % selon les filières et les Dom. Le développement endogène consiste à aider les agriculteurs par le biais d’un appui technique afin de conquérir ou d’améliorer des parts de marché local. La tomate est par exemple un légume très difficile à cultiver en milieu tropical. Le prix du kilo peut atteindre dans les Dom 6 à 7 euros durant certaines périodes de l’année. Une des actions des Rita pourrait par exemple tendre à mieux maîtriser cette culture. D’autre part, les citoyens pourraient acheter ce légume à un prix plus bas. Autre exemple : l’igname, qui constitue en Guyane un produit à la fois traditionnel et dominant de la consommation locale, est touchée localement par un virus. Une partie de l’igname consommée est produite dans le Limousin pour être exportée vers la Guyane. L’objectif serait d’accroître la production locale. Les Rita pourraient lancer ou conforter des recherches sur ce type de problématiques.

Le Cirad a un rôle particulier dans la mise en place des Rita : il a été mandaté en amont par le ministère de l’Agriculture pour assurer une mission d’appui aux décideurs et de réflexion prospective. Il est désormais opérateur de la mise en œuvre des projets.

J.-P. B. : Le Cirad a un rôle essentiel. Il constitue le réseau le plus important en matière de recherche dans l’outre-mer français. De par le nombre de ses chercheurs sur le terrain, le Cirad présente une force de frappe incomparable en termes d’appui scientifique et technique. Et il conduit depuis de nombreuses années des recherches en partenariat avec l’ensemble des instituts scientifiques, centres techniques et organisations locales.
Par ailleurs, le Cirad, de par son statut particulier d’établissement public à vocation industrielle et commerciale (Epic), a été un acteur incontournable dans le montage financier du projet qui nécessitait l’intervention d’un bailleur de fonds privé. Le Cirad joue dans ce contexte le rôle de facilitateur et d’opérateur de la mise en place opérationnelle des Rita.
Après avoir signé, en novembre, une convention spécifique avec le ministère de l’Agriculture, l’établissement est en passe d’achever la signature de conventions « filles » avec les différents partenaires. Ces conventions officialisent le lancement d’une trentaine de projets qui seront conduits par les partenaires des réseaux de 2012 à 2014.

Quelles sont les prochaines étapes de la mise en œuvre de ces réseaux ?

J.-P. B. : L’impulsion du Ciom sur deux ans permet de lancer une dynamique de progrès et d’innovation entre les acteurs des Rita, les services de l’Etat et les collectivités locales. L’ambition est d’obtenir rapidement des résultats concrets en termes de mise au point technique et de transfert. Il s’agit aujourd’hui pour l’Etat, aux niveaux local et national, de suivre, d’évaluer et d’appuyer la mise en place des réseaux. Ce premier atelier a permis, outre l’échange de pratiques, de finaliser les différents points qui restaient en suspens et donc de permettre le démarrage des Rita dans les Dom.

Propos recueillis par Elsa Bru

* Fredon : Fédérations régionales de défense contre les organismes nuisibles
** Armeflhor : Association réunionnaise pour la modernisation de l'économie fruitière légumière et horticole
Ikare : Institut caribéen et amazonien de l’élevage
IT2 : Institut technique tropical

Les acteurs des Rita accueillis à Montpellier du 24 au 26 janvier 2012

Directions de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (Daaf) et chambres d'agriculture de Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte, la Réunion ; représentants de centres techniques (Armeflhor, Ikare, IT2), du réseau des instituts des filières animales et végétales (Acta) et des ministères de l'Agriculture et de l'Outre-mer, des organismes de recherche (Cirad, Inra) et de l’Odeadom.

  • Catégories : Questions à ...

  • © Cirad 2009
  • Plan du site
  • Twitter/Flux RSS
  • Mentions légales
  • Marchés publics