CIRAD Recherche agronomique pour le développement
  • English version
  • Intranet
Recherche rapide
  • Actualités
  • Emplois / Stages
  • Annuaire / Accès
  • Qui sommes-nous ?
    • Le Cirad, en bref
    • Notre mission
    • Notre stratégie
    • Nos partenariats
    • Le Cirad dans le monde
    • Nos valeurs
  • Nos recherches
    • Axes prioritaires
    • Thèmes de recherche
    • Productions tropicales
    • Unités de recherche
    • Outils collectifs de recherche
    • Résultats de recherche
  • Enseignement & formation
    • Formation doctorale
    • Enseignement supérieur
    • Offre de formation
    • Séjours scientifiques
    • Formation à distance
    • Bourses
  • Innovation & expertise
    • Offre de partenariat
    • Compétences et expertises
    • Produits et services
    • Transfert de technologie
    • La lettre de la valorisation
  • Publications & ressources
    • Ressources documentaires
    • Edition
    • Science pour tous
    • Vidéos
    • Annuaire des sites
  • Vous êtes ici :
  • Accueil >
  • Actualités >
  • Toutes les actualités >
  • Contrôle de la fièvre aphteuse en Afrique australe

Retour à la liste
Buffles au Parc national Kruger, plus grande réserve animalière d'Afrique du Sud. © Cirad, F. Jori

Photo

Une équipe d’entretien surveille une clôture du Parc Kruger, , plus grande réserve animalière d'Afrique du Sud. © Cirad, F. Jori

Lire aussi

François Roger : « L’intégration des sciences humaines dans la lutte contre la fièvre aphteuse au Sud est primordiale » (Actualité, 21/09/2011)

Fièvre aphteuse : la participation des paysans au contrôle de la maladie constitue un atout précieux (Actualité, 21/09/2011)

La fièvre aphteuse
Livret éducatif publié par le Cirad

Unités de recherche

Animal et gestion intégrée des risques

Contact

Ferran Jori
Pretoria, Afrique du Sud
Courriel

  • Toutes les actualités
  • Tout l'agenda
  • Lettre d'information

Contrôle de la fièvre aphteuse en Afrique australe: de nombreuses défaillances mises à jour

21/09/2011 - Article

Les résultats d’un projet Corus (Coopération pour la recherche universitaire et scientifique) sur la fièvre aphteuse en Afrique australe pointent de nombreuses défaillances dans le contrôle de la maladie et suggèrent plusieurs recommandations.

En Afrique australe, les principaux acteurs de la non-éradication de la fièvre aphteuse sont les buffles sauvages. Porteur sain de la maladie, le buffle africain représente une source permanente d’infection pour le bétail en périphérie des nombreuses aires protégées qui sillonnent la région. Pour contrôler la maladie, les autorités vétérinaires utilisent principalement deux méthodes différentes et complémentaires : la mise en place de barrières physiques séparant buffles et bétail et la vaccination du bétail. Jusqu’à présent la combinaison de ces deux méthodes a donné de bons résultats. Mais depuis une dizaine d’années, la maladie a reémergé dans toute la région.
Afin de vérifier cette assertion, le Cirad a développé des méthodologies d’évaluation de l’efficacité de ces méthodes et du risque de transmission du virus entre la faune et le bétail. Les résultats sont sans appel.

Les chercheurs ont relevé les principales défaillances des systèmes d’entretien des clôtures vétérinaires de séparation entre la faune et le bétail. Les clôtures sont principalement endommagées par les éléphants dont la population en Afrique australe est en pleine croissance, par les communautés rurales afin d’accéder aux ressources naturelles et par les crues annuelles des rivières. Afin d’améliorer leur efficacité, les chercheurs suggèrent notamment de mettre en place des systèmes de suivi régulier des clôtures et de décentraliser les systèmes de gestion des clôtures auprès des communautés rurales. Concernant la vaccination, le protocole établi par le seul producteur de vaccins de la région est trop onéreux pour la plupart des pays. Au lieu de cinq vaccinations annuelles, ces derniers n’en font alors que deux, espérant malgré tout obtenir une protection suffisante. L’étude du Cirad et de ses partenaires montre toutefois que les anticorps induits par une première dose vaccinale, même si celle-ci est suivie d’un rappel au bout d’un mois, sont quasiment inexistants quatre mois après. Ce résultat, démontré pour la première fois, devrait permettre à ces pays de décider en toute connaissance de cause des budgets à dédier à la vaccination.

Enfin, les zones infectées sont souvent des zones rurales situées en périphérie des aires protégées ou vivent des buffles qui maintiennent le virus aphteux. Elles rassemblent des milliers de familles et font office de zones tampons entre les aires protégées et les zones de production bovine pour l’exportation. La connaissance de ces éleveurs est faible mais leur collaboration à l’application des mesures de surveillance de la maladie est capitale. En outre, vivant dans des zones proches des réservoirs sauvages et donc considérées comme infectées, ils sont de facto bannis du marché, qu’il soit national ou international. lI est donc capital de renverser la tendance afin de contribuer à leur développement et d’améliorer ainsi l’efficacité des systèmes de surveillance et contrôle contre le virus dans la région.

Références

Jori F., Brahmbhatt D., Fosgate G.-T., Thompson P.-N., Budke C., Ward M.-P., Ferguson K., Gummow B., 2011. A questionnaire-based evaluation of the veterinary cordon fence separating wildlife and livestock along the boundary of the Kruger National Park, South Africa. Prev Vet Med. 1;100(3-4):210-20

Jori F., Vosloo W., Du Plessis B., Bengis R. Brahmbatt D., Gummow B. and Thomso, G.R. 2009. A qualitative risk assessment of factors contributing to foot and mouth disease outbreaks on the Western Boundary of Kruger National Park. Revue Scientifique et Technique, OIE. 28(3), 917-933.

  • Catégories : Science

  • © Cirad 2009
  • Plan du site
  • Twitter/Flux RSS
  • Mentions légales
  • Marchés publics