10/06/2009 - Article
Le nouveau Centre international pour l’économie et la gouvernance de l’eau en Afrique, Iwega, vient d’être lancé en mai 2009 par deux universités et un centre de recherche africains ainsi que l’UMR G-Eau dont fait partie le Cirad. Il constituera une plate-forme régionale pour la coordination de recherches et formations dans le domaine de l’eau.
Aider les chercheurs africains à réaliser des recherches en économie et gouvernance de l’eau, augmenter l’intérêt des décideurs dans ce domaine, telles sont les missions du nouveau Centre international pour l’économie et la gouvernance de l’eau en Afrique Iwega. Il a été lancé en mai 2009 et est constitué de chercheurs de l’Umr G-Eau, de l’université Eduardo Mondlane (Uem) de Maputo et du Centre d’économie et politique de l’environnement en Afrique (Ceepa) de l’université de Pretoria. Objectif : devenir un centre d’excellence pour la recherche et la formation supérieure en Afrique orientale et australe dans les domaines de l’économie et de la gouvernance de l’eau, avec en ligne de mire des formations diplomantes et non-diplomantes. Stefano Farolfi, du Cirad, en sera le directeur scientifique.
« Pour l’Umr G-Eau et pour le Cirad, Iwega représentera une plate-forme régionale pour la coordination et la réalisation d’actions de recherche et de formation dans un domaine, et pour une zone, qui sont devenus prioritaires pour la coopération scientifique française », explique Stefano Farolfi. « Le centre a d’ores et déjà reçu des déclarations d’intérêt de la part de bailleurs de fonds internationaux comme la Banque Mondiale, le World Resource Institute et la Development Bank of Southern Africa », précise le chercheur.
Des formations courtes pour des professionnels et des usagers de l’eau seront proposées et un master régional en économie et gouvernance de l’eau, le premier en Afrique, est en cours de réalisation. Les enseignements du master devraient démarrer à partir de 2011. Iwega fournira également des outils d’aide à la décision. Enfin, une série de notes courtes seront périodiquement mises à disposition des décideurs politiques, dans les trois langues de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).